2010-08-27 21:55+0200 (Orsay) — Voyage en Inde IX — Photographies
Je suis rentré mercredi dans la soirée. Mardi soir, j'avais dîné une dernière fois au restaurant Saravana Bhavan de Janpath. J'avais pris un thali, ce que je n'ai pas fait très souvent lors de ce voyage. Du riz accompagnait de nombreux plats présentés dans des petits pots. Un collègue indien m'avait dit que ce qui est le plus difficile, si on veut manger avec les doigts, est de manger du riz avec le rasam (un potage, le contenu le plus fluide que l'on trouve dans les différents pots). Je m'y suis essayé, et on ne peut pas dire que je n'y arrivais pas.
⁂
Le lendemain matin, après avoir été déposé à l'aéroport par un chauffeur
de taxi à l'accent punjabi très prononcé, je suis entré dans le flambant
neuf terminal 3. Comme il pleuvait, j'ai apprécié que la zone de
dépose-minute
soit couverte. La progression dans le terminal est
très fluide. Cela dit, ce matin-là, l'aéroport était assez vide. Quand il
tournera à plein régime, il en ira sans doute différemment. Une des
caractéristiques du terminal est d'être essentiellement sur un seul
niveau (le seul endroit où j'aie vu un étage était dans la zone
commerciale). Ainsi, l'entrée se fait en hauteur et on ne monte ni ne
descend pas jusqu'aux portes d'embarquement (où un nombre très largement
suffisant de sièges est disposé). Ce qui est curieux, c'est qu'au moment de
monter dans l'avion, on doit descendre de quelques mètres en marchant le
long d'un couloir en pente.
⁂
Les quelques centaines de photographies que j'ai faites lors de mon dernier voyage en Inde viennent de finir d'arriver sur le serveur qui héberge ce blog.
Comme d'habitude, elles sont classées par date et il y a une sélection de quelques photographies parmi les moins ratées.
2010-03-04 11:56+0100 (Orsay) — Voyage en Inde VIII — Photographies
Je suis revenu en France hier. Les photographies faites lors de ce séjour en Inde sont ici, classées par date, et là, une sélection des moins ratées, dont voici un échantillon :
2009-12-17 20:08+0100 (Orsay) — Photographies
Quelques photographies du campus d'Orsay, où il a neigé aujourd'hui :
2009-12-15 19:30+0100 (Orsay) — Photographies
2009-09-08 23:15+0200 (Orsay) — Culture — Lectures — Culture indienne — Photographies
Je viens de trier par ordre alphabétique les rayons indiens de ma
bibliothèque, au moins pour ce qui est de la littérature
. Et hormis
Vikram Seth qui aura son bout de rangée réservé, tant pis pour ceux qui
dépassent :
2009-09-02 00:29+0200 (Orsay) — Voyage en Inde VII — Photographies
Lors de ce voyage, j'ai fait 1800 photographies. Elles sont toutes rangées là.
En plus du classement par date, j'ai mis de côté des photographies classées par thème : Portraits, Oiseaux, Animaux, Insectes, Fleurs, Motifs, Arabesques (et autres éléments de décoration, principalement moghols), Calligraphies.
Comme d'habitude, il existe aussi une sélection de photographies, chaque photographie ayant une indication de lieu apparaissant en info-bulle. La sélection est peu restrictive sur la qualité des photographies (il y en a 174), il s'agit surtout de montrer les différents monuments que j'ai visités. J'ai aussi préparé une contre-sélection, plus restreinte, qui a priori ne contient pas trop de photographies de monuments, mais seulement des photographies (77) que j'aime bien.
2009-07-21 21:14+0200 (Orsay) — Cuisine — Photographies
Il est étonnant que je n'aie pas encore montré ici une photographie d'un curry de poulet, vu que, faute de prendre suffisamment le temps d'essayer d'autres recettes, c'est le plat indien que je prépare le plus souvent :
J'ai mis à jour la recette, originellement issue de la recette de poulet au curry par Anne.
2009-07-14 00:48+0200 (Orsay) — Cuisine — Photographies
Ne pas laisser une tablette de chocolat (entamée ou non) dans un rangement situé trop près d'un four :
2009-05-08 20:50+0200 (Orsay) — Cuisine — Photographies
L'Alu gobi est un plat pendjabi qui tient son nom des deux légumes qui le constituent : आलू (pomme de terre) et गोभी (chou-fleur). Le chou-fleur est beaucoup présent dans la cuisine indienne : je me souviens que lors de mon séjour à Allahabad, le thali comportait toujours un plat au chou-fleur. Je ne raffole pas de ce légume, mais je le supporte s'il est mélangé à d'autres et relevé d'épices. Voici donc mon premier essai de préparation de ce plat :
J'ai fait chauffer de l'huile dans une poêle puis frire pendant quelques dizaines de secondes des graines de cumin, de fenugrec et des clous de girofle avant de faire dorer un oignon haché. J'ai ensuite ajouté un tiers de chou-fleur, quelques pommes de terre coupées en dés, un peu de piment vert haché et laissé cuire pendant dix-quinze minutes en remuant de temps en temps. Quelques épices supplémentaires : curcuma, piment rouge, coriandre, poivre, sel, garam masala. Puis, j'ai laissé mijoter après avoir versé un demi-litre d'eau et du jus de citron vert. À la fin, j'ai incorporé un peu de crême fraîche pour que les légumes se recouvrent d'une petite sauce qui les rendent plus difficile à discerner. Je ne suis pas mécontent du résultat.
2009-05-03 23:46+0200 (Orsay) — Cuisine — Photographies
Cela commençait à faire un certain temps depuis la dernière fois que
j'alimentai la rubrique cuisine
de ce blog. Voici donc une entrée consacrée à la kulfi (féminin en hindi :
क़ूलफ़ी
, je ne
sais pas pourquoi j'ai jusqu'à ce jour fait comme si c'était un nom
masculin). Depuis quelques années, j'utilise occasionnellement cette
recette, tirée d'Anjali Mendès, La cuisine
indienne, de mère en fille, Albin Michel.
Cette glace indienne est facile à réaliser. Je fais réduire un litre de lait pendant une heure. N'ayant guère l'occasion d'en utiliser par ailleurs, j'ajoute un pot entier de lait concentré non sucré (ceux de cette marque font 386 mL) et pas mal de sucre en poudre. J'ajoute ensuite un demi-sachet d'amandes en poudre, un tiers d'un sachet de pistaches crues réduites en poudre au mixeur (et je mange le deux-tiers restant). Porter de nouveau à ébullition pendant une dizaine de minutes. Il convient, à ce moment-là, d'être à proximité de la casserole, afin de prévenir tout débordement. Cela tombe bien, puisqu'une tâche ingrate attend le cuisinier, qui doit décortiquer une vingtaine de capsules de cardamome afin d'en conserver les graines, qu'il faudra ensuite réduire en poudre (aussi fine que possible). Éteindre le feu et laisser le contenu de la casserole refroidir. Verser un peu d'eau de rose. Incorporer quelques cuillerées à soupe de crême fraîche. Ajouter la poudre de cardamome. Mélanger. Mettre au congélateur.
Que l'on mélange ou non juste avant de mettre au congélateur et le moment auquel on ajoute la cardamome ont une certaine influence sur l'aspect final. Si on laisse décanter, la cardamome s'accumule au fond et la pistache remonte à la surface : cela donne une couche verdâtre en haut, une couche jaune-blanc au milieu, des points noirs au fond. Sur la photographie ci-dessus, le résultat est plus homogène.
Il ne faut surtout pas oublier de sortir la glace une bonne demi-heure avant de la servir, parce que sinon, il sera vraiment très difficile de la couper pour faire des parts, la petite cuiller ne sera pas en mesure de découper les parts en petits morceaux et les sensations gustatives ne seront pas idéales. En général, les invités en redemandent...
2009-03-14 21:44+0100 (Orsay) — Culture — Culture indienne — Mathématiques — Photographies
J'ai eu connaissance il y a quelques jours d'une démonstration assez impressionnante de l'équipe de recherche LEAR, dépendant de l'INRIA Rhônes-Alpes et du laboratoire Jean Kuntzmann (Grenoble). L'application de démonstration, Bigimpaz, est utilisable depuis un navigateur Web. En entrée, on choisit une photographie. L'application affiche en sortie les photographies similaires prises dans une base de dix millions de photographies. Cela fonctionne très bien avec certains monuments célèbres : si on choisit une photographie de la Tour Eiffel, du Sacré-Cœur ou du Taj Mahal, on voit paraître de nombreuses autres photographies de ces monuments, eventuellement sous des angles et avec des luminosités différentes.
Tout irait bien si je n'avais pas tenté de regarder ce que renvoyait l'application pour la photographie suivante, prise le 21 août 2007 :
Il s'agit d'une photographie de la sculpture géante de Shiva qui se trouve à Baroda (Gujarat). Le problème, c'est que l'application de démonstration sus-mentionnée fait apparaître une photographie d'une statue en tous points semblable à la première :
(Adresse originale de l'image : http://bigimbaz.inrialpes.fr/data/megabaz/1024x768/579/85df1decdf2bba114bde80d6d2e99.jpg.
Je ne connais pas le détenteur des droits sur cette photographie. Il est
donc évident que je l'utilise ici sans son accord. Il va de soi que s'il
demandait à ce que je l'enlève, je le ferais ; mais j'espère qu'il
consentirait à répondre à la question qui suit.)
Où se trouve cette statue ?
D'après les données EXIF, la photographie aurait été prise en mars 2007, quelques mois avant que je ne prenne la mienne. Il est donc très peu vraisemblable que les deux photographies soient celles d'un unique exemplaire, qui aurait été déplacé d'un endroit à un autre, en l'occurrence à Baroda. Bref, tel les Statues de la Liberté dont de nombreux exemplaires existent (le concept est même breveté), Shiva portant le trident ne serait pas unique. Je suis preneur de toute aide pour éclaicir ce mystère.
PS (15 février) : Grâce au mail et au commentaire de PB, je connais maintenant la réponse. La statue se trouve à Grand Bassin, à l'île Maurice. Elle aurait été inaugurée assez récemment, en 2007.
2009-03-05 22:19+0100 (Orsay) — Culture — Expositions — Culture indienne — Photographies
En cherchant des informations sur le mythe du barratage de la mer de lait, le photographie Bernard Grismayer était tombé sur mon blog. Il m'avait alors invité au vernissage de l'exposition qu'il réalise à la galerie-librairie Impressions à Paris. Lors du barratage de la mer de lait, un mythe dont la description la plus précise que j'ai lue pour le moment était dans l'édition de Mahâbhârata de Madeleine Biardeau (j'aurai probablement l'occasion d'approfondir cela un peu avec le Bhagavata-Purana), un événement mythique, disais-je donc, au cours duquel, selon des sources qui me sont inconnues, quatre gouttes de la liqueur sacrée amrita se seraient échappées sur quatre villes : Prayag (Allahabad), Ujjain, Haridwar, Nashik. Depuis très longtemps, des pélerinages très importants, appelés Kumbh Mela y ont lieu tous les ans. Tous les douze ans, chacune de ces villes célèbre un Maha Kumbh Mela. Ils rassemblent des dizaines de millions de pélerins... J'ai eu la chance de me trouver à Allahabad en janvier 2007 pendant un Aardh Kumbh Mela, qui se tient six ans avant (ou après) un Maha Kumbh Mela. Les photographies que j'y avais prises sont ici, pour les moins ratées, et là, pour les autres.
Bernard Grismayer expose les très belles photographies qu'il a réalisées dans ces quatres villes pendant le pélerinage du Kumbh Mela. La foule se masse au bord du fleuve sacré. Des hommes et des femmes se baignent dans la Ganga (ou d'une autre rivière suivant l'endroit), prient. Des sadhus les précèdent. Le front des hommes est recouvert de marques sectaires (le plus souvent vishnouistes sur les photographies, m'a-t-il semblé).
J'ai un peu regretté que les photographies ne contiennent pas de légende, fût-elle minimaliste, à savoir indiquant simplement la ville où chacune a été prise. Des quatre villes, n'ayant visité qu'Allahabad, il m'était impossible de deviner où elles avaient été prises puisque le cadrage ne me permettait pas de reconnaître le moindre lieu.
Une photographie a attiré la curiosité des personnes présentes : un portrait d'un homme au visage peint en bleu, avec un chignon tressé, le troisième œil et trois lignes horizontales sur le front, probablement un collier de rudraksha. Bref, une représentation de Shiva. Pour qu'elle fût encore plus fidèle au mythe, il eût peut-être fallu que seule la gorge fût bleue.
L'exposition se tient au 98 rue Quincampoix (côté Nord) jusqu'au 4 avril, apparemment le mercredi de 18h à 21h et le samedi de 14h à 20h.
⁂
Entre hier et aujourd'hui, j'ai fait 3h de cours, 3h de travaux pratiques en calcul formel et 3h30 d'exposé sur la dualité en cohomologie étale ; je suis crevé.
2009-02-24 20:42+0100 (Orsay) — Voyage en Inde VI — Photographies
Voici une sélection de quarante-cinq photographies prises au cours du mois que je viens de passer à Chennai, à Tirumala et à Rameshwaram. Ces photographies et d'autres sont aussi visibles ici, classées par date.
2009-01-11 21:50+0100 (Orsay) — Culture — Danse — Photographies
Cette année, pas de grève de RER pour m'empêcher de me rendre à Paris pour voir un spectacle du Tanztheater Wuppertal (Pina Bausch), une reprise de Wiesenland.
Grâce à mon abonnement acheté très tôt l'an dernier, je collectionne les
premiers ou deuxièmes rangs. Cette fois-ci, je suis au premier rang qui,
compte tenu des différentes configurations possibles pour l'avant-scène,
est aujourd'hui le rang C. Le public du Théâtre de la Ville
fait envie au futur ex-directeur de l'Opéra de Paris (Le Monde
daté du 2009-01-09), il n'empêche qu'il est moins doué que l'autre pour ce
qui est de se placer : avec un numéro de rang et un numéro de place
(numéros impairs côté jardin, numéros pairs côté cour), il ne ne devrait
pas y avoir autant de problèmes.
Quand les lumières s'allument, on voit apparaître dans le fond le décor vert bosselé recouvert de mousse dressé verticalement et d'où suinte de l'eau. Vers la fin de la première partie, des machinistes le mettront à l'horizontale. Nous verrons de l'eau, crachée, en seaux, en bouteille, un fauteuil, des serviettes, des cigarettes, une brouette, un inquiétant empilement de sept chaises tête-bêche, des flûtes, une table, de la nourriture (Leader Price), une pomme, trois poules, un ballon et une enveloppe, qui a été déposée dans mes mains par Julie Shanahan :
Pour ne craindre pas d'être accusé de partialité pour avoir été ainsi corrompu, je dirai juste que j'ai autant aimé, sinon plus, que Vollmond.
2008-12-07 21:06+0100 (Orsay) — Cuisine — Photographies
Après un petit ratage, il fallait bien que je me rattrape. Samedi matin, j'avais déjà envisagé une recette végétarienne intitulée Purée de pommes de terre aux épices d'un de mes livres de recettes et réuni les ingrédients correspondants (y compris les piments très piquants, que mon marchand de légumes, reluctant, consentit néanmoins à me vendre). Comme cette recette est réussie, je cite ma source : Anjali Mendès, La cuisine indienne, de mère en fille, Albin Michel.
À vrai dire, j'avais parcouru la liste des ingrédients et le titre
indien avec distraction. Dans le livre, ce titre est Pao Bhaji. En
marathi, cela s'écrit पाव
भाजी
. Ce qui me trouble toujours est que la
lettre व
est transcrite dans l'alphabet latin soit
par un v
soit par un o
. La prononciation varie aussi, et je
me suis déjà fait avoir plusieurs fois. Aujourd'hui, je n'ai pas reconnu un
de mes plats favoris, que je connaissais sous le nom de Pav Bhaji
,
avant que le contenu de ma poêle ressemblât à ceci :
Pour manger ce plat, il n'est pas nécessaire de s'embarrasser de couverts : cela se mange avec des pains beurrés. La viscosité et la couleur de l'ensemble varient suivant les recettes. Je suis plus satisfait de ce résultat que de ceux que j'avais obtenu précédemment avec une autre recette. Cela tombe bien, je me plaignais alors que le mélange Pav Bhaji Mix comprît une quantité d'anis qui déplût à mon odorat. Ici, les épices sont principalement issues du garam masala, un mélange d'épices qui ne contient pas du tout d'anis.
Bref, une recette qui tombe bien, mais qui ne détrônera sans doute pas mon éternel curry de poulet...
2008-12-06 21:47+0100 (Orsay) — Cuisine — Photographies
Lors de mon dernier séjour à Jalgaon, j'avais goûté
d'excellents chappatis sucrés. Aujourd'hui, voulant tenter un tel mélange
curieux, j'ai essayé de faire du Keshar Bhat, du riz
sucré au safran (curieusement, le nom hindi signifie seulement
riz au safran
). Le livre de recettes annonce une recette du
Maharashtra qui mélange divers goûts très subtils
. Voici ce que j'ai
obtenu :
On sent effectivement les parfums raffinés de la cannelle, de la cardamome et des clous de girofle. En revanche, l'apport du sucre n'est pas subtil du tout. J'aurais dû en mettre moins, pensez, il y a ci-dessus une masse de sucre en poudre équivalente à celle des grains de riz. Je me suis abstenu d'arroser le tout de ghî : suffisamment de matière grasse déjà luisait.
En petite quantité, c'est plutôt bon, mais vu la proportion de sucre, cela devient écœurant trop rapidement.
2008-11-30 02:00+0100 (Orsay) — Photographies
2008-10-11 10:49+0200 (Orsay) — Jeux — Photographies
Ceci est ma participation à la session 4 du diptyque d'Akynou. Voici le texte de Fennelin qu'il fallait illustrer :
- Des timbres, j'ai repris le virus du grand-père. Enfin, pour l'instant la moitié des timbres se trouvent encore chez mes parents.
- Les livres. Certains auteurs en fait (Douglas Adams, Neil Gaiman, Anne McCaffrey, Feist...). Surtout de la Fantasy donc. Je couvre quelques morceaux de murs avec.
- Les jeux. Une armoire complète à ce jour. Va falloir un autre meuble bientôt.
- Les vieux jeux de rôle. Quelques étagères de matériel près à jouer pendant de longues heures. Plein de papier pour attirer la poussière...
- Les films, séries, figurines... de PatLabor. Mon côté manga.
- Les souvenirs de voyages de mes potes... J'ai même, comble du mauvais goût, une tasse avec Sadam Hussein en photo.
- Des cartes de jeux à collectionner (Legend of the five rings, Horus heresy...)
- Les problèmes de santé. Ce qui donne une quantité non négligeable de radios, compte-rendus et autres documents à conserver...
- Les films de Miyazaki. En DVD bien sûr maintenant que j'en ai les moyens.
2008-09-16 12:08+0200 (Orsay) — Jeux — Photographies
Ceci est ma participation à la première session de la quatrième saison du diptyque d'Akynou. Il s'agissait d'illustrer le texte suivant de Luciole :
Dans un léger délire ouaté de petite fièvre, de celle qui ne vous cloue pas au lit, de celle qui vous donne juste cette vague impression que tout est un peu plus loin que d'habitude ; Dans un léger délire ouaté, donc, je comate...
Cette image est extraite d'une photographie plus large, prise à Kharagpur lors d'une correspondance inopinée de trains. Viṣṇu est couché sur le serpent polycéphale Śeṣa, méditant entre deux ères cosmiques ; tantôt, de son nombril jaillira un lotus sur lequel Brahmā sera assis pour créer le monde. Lakṣmī masserait les pieds de son époux ; j'ignore qui serait la troisième divinité. Le serpent repose sur l'Océan cosmique ; l'interface est curieusement constituée d'un porteur et d'une drôle de créature animale. Mi-homme, mi-aigle, Garuḍa, la monture de Viṣṇu apparaît de part de l'autre. Dans les coins supérieurs, on distingue un disque et une conque, deux attributs de Viṣṇu.
Ce n'est pas très inspiré, l'important, c'est de participer ; l'autre partie du diptyque m'inspirait encore moins.
2008-09-13 22:23+0200 (Orsay) — Cuisine — Photographies
Lors de mon dernier séjour en Inde, j'ai manqué l'occasion de manger un
bon biryani à Hyderabad : même le restaurant le plus chic du quartier n'en
proposait pas. J'ai bien mangé un biryani de légumes à Warangal, mais il
était très décevant. Bref, pour le moment, c'est à Paris que j'ai mangé mes
meilleurs biryanis, au 42 rue Descartes, sauf erreur (j'ai toujours un
doute parce que le nom du restaurant est mal défini : Ellora
selon
la tradition orale, mais Shree Krishna
selon les Pages jaunes).
Le biryani est un plat qui est classé en Inde dans la cuisine moghole. Il se présente comme un plat de riz coloré dans lequel sont insérés des morceaux de viande. Quand il est bien préparé, les épices confèrent à ce plat un parfum exquis. C'est vraiment très épicé, mais ce n'est a priori pas du tout piquant.
Les recettes que j'ai eu l'occasion de tester rentrent dans deux catégories. Pour les unes, riz et viande sont cuits séparément et un empilement de couches de riz et de viande est réalisé avant l'enfournage. Pour les autres, la viande est insérée beaucoup plus tôt dans la cuisson du riz ; j'ai obtenu de bien meilleurs résultats avec cette deuxième méthode :
J'avais déjà testé cette recette Marmiton, mais je n'avais alors pas encore d'anis étoilé. La prochaine fois, il faudra quand même que je mette moins de beurre.
2008-09-06 19:22+0200 (Orsay) — Photographies
Lors de mon passage à Jalgaon, j'ai promis d'envoyer
quelques photographies de Paris. Aujourd'hui, j'y suis donc allé pour
prendre en photographie quelques uns de ses monuments. La première
photographie de l'Arc de Triomphe a été prise lundi dernier, peu avant que
j'assiste à la salle Pleyel aux adieux de Ravi Shankar, 88 ans, à ses
chers amis de Paris
. Voici le résultat :
2008-09-02 14:06+0200 (Orsay) — Voyage en Inde V — Photographies
Le transfert des photographies autres que les cinquante déjà publiées précédemment est terminé et le classement par jour et par lieu aussi. L'ensemble de ces 1276 photographies est ici.
2008-08-31 20:54+0200 (Orsay) — Voyage en Inde V — Photographies
Je suis rentré aujourd'hui. Pas grand chose à signaler sur ces derniers jours à Mumbai, si ce n'est que j'ai finalement réussi à trouver un petit restaurant que l'on m'avait conseillé (tellement difficile à trouver pour moi que j'avais échoué en février 2007 et en août 2007) et que, initié par un collègue indien, j'ai goûté au pan : une feuille de bétel enroulée autour d'une multitude d'ingrédients. À l'aéroport international de Mumbai, les chiffres peuvent se perdre dans la traduction des annonces sonores : la porte d'embarquement de mon vol est la numéro 8 dans l'annonce en hindi et la numéro 10 dans la version anglaise subséquente. Finalement, c'était bien la porte 8.
Comme mes possibilités d'upload sont assez limitées, je présente pour le moment une petite sélection des photographies que j'ai faites, l'intégralité devant paraître ici-même demain ou après-demain.
⁂
2008-06-23 10:20+0200 (Orsay) — Culture — Culture indienne — Voyage en Inde V — Photographies
Hier, j'ai acheté un petit cahier à spirales pour prendre diverses notes lors de mon prochain voyage en Inde. Pour favoriser mes chances de monter facilement dans le bon bus ou le bon train sans trop avoir à faire de signes de mains et de hochements de tête, j'y note dans les alphabets locaux la liste des villes que j'envisage de visiter :
Kolkata কলকাতা ― Shantiniketan শান্তিনিকেতন ― Bishnupur বিষ্ণুপুর ― Puri ପୁରି ― Konark କୋଣାର୍କ ― Bhubaneshwar ଭୁବନେଶ୍ବର ― Vijayawada విజయవాడ ― Amaravati అమరావతి ― Hyderabad హైదరాబాదు ― Warangal వరంగల్ ― Hampi ಹಂಪೆ ― Aihole ಐಹೊಳೆ ― Pattadakal ಪಟ್ಟದಕಲ್ ― Badami ಬದಾಮಿ ― Bijapur ವಿಜಾಪುರ ― Jalgaon जळगाव ― Mumbai मुंबई 1.
En dehors de l'alphabet latin, cinq alphabets indiens sont représentés. Du début à la fin, on voit successivement les alphabets bengali, oriya, télougou, kannada et devanagari. Tous ces alphabets sont bâtis sur le même principe. Des consonnes, des voyelles, écrites de gauche à droite ; quand une voyelle suit une consonne, elle décore la consonne précédente (on parle de matra). Pour les détails, il faut faire avec les particularités de chaque alphabet...
Le seul alphabet que j'aie à peu près correctement assimilé est l'alphabet devanagari. Par rapport aux autres alphabets, finalement, la seule difficulté réside dans le système complexe de formation des ligatures : quand deux consonnes (ou plus) se suivent sans voyelle intercalaire (même un a tellement bref qu'il ne se prononce pas), les glyphes se collent, s'empilent ou se mélangent. Dans le cas le plus simple, la moitié droite, barre verticale comprise, de la première consonne est mangée par la deuxième. La difficulté réside dans les ligatures plus complexes, où on ne parvient plus à distinguer les glyphes initiaux. Cette difficulté n'apparaît pas dans le nom des villes de Mumbai et Jalgaon ci-dessus. Il semblerait que ce ne soit d'ailleurs le cas d'aucune des villes hindiphones que j'aie visitée jusqu'à maintenant. (Je vous jure que ce n'est pas sur ce critère que je les ai choisies.) Sur l'entrée du Shri Bhagavadgita Mandir, on peut déjà voir une petite palette des différents types de ligatures :

Le premier mot
श्री (shri) est une haute
formule de respect obtenue en combinant les consonnes
श (sh) et र
(r), le tout suivi d'un i
. Le mot suivant Bhagavadgita
s'écrit généralement en deux mots (au moins en français), c'est le titre
d'un ouvrage religieux hindou (auquel ce temple est dédié), constitué d'un
dialogue entre Krishna et Arjuna, situé
juste avant le début de la guerre, à l'intérieur du sixième livre du
Mahabharata.
Bhagavad
se terminant par un d
et Gita
commençant
par un g
, on peut voir un magnifique
empilement des deux consonnes, qui risque
de perdre de sa superbe après affichage sur votre écran sous forme de
texte : द्ग
. Le dernier mot est un mot que
l'on voit très souvent écrit, puisqu'il veut dire temple
: मन्दिर
(une
écriture plus moderne utilisant un signe de nasalisation plutôt qu'un
n
est मंदिर
). Dans ce
dernier cas, la barre verticale du n
est effacée pour laisser la
place au d
: c'est le cas le plus facile à déchiffrer.
Parmi les quatre autres alphabets représentés, l'alphabet bengali est
celui qui s'approche le plus de l'alphabet devanagari. Par exemple,
la lettre ল
est quasi-identique à la lettre homologue ल
de l'alphabet devanagari. Une particularité : en
devanagari, la plupart des matras s'écrivent à droite, en haut ou en bas
des consonnes sauf celui du i
qui s'écrit à gauche, en bengali,
il y a un peu de ça, mais les matras associés à e
et ai
s'écrivent à gauche, tandis que ceux correspondant à o
et au
ont un morceau à gauche et un autre à droite, phénomène que j'avais déjà
observé pour le tamoul (essentiellement pour les mêmes voyelles).
Globalement, je trouve l'écriture bengali assez harmonieuse.
Plus bas, le nom des villes de Puri, Konark et Bhubaneshwar est écrit dans l'alphabet de la langue officielle de l'état d'Orissa : un assemblage extravagant de ronds qui veuille dire quelque chose.
Un peu plus bas, il n'y a pas un, mais deux alphabets. Il n'est pas
évident de les distinguer au premier coup d'œil ! Lors de mon séjour au Sud de
l'Inde, l'écriture d'écriture kannada m'avait
semblé assez hermétique. Combien
peuvent paraître curieuses les décorations en forme de luge que l'on peut
voir de Hampi à Bijapur ? Entre Vijayawada et Warangal, on retrouve un peu
la même chose : c'est du télougou, langue de l'Andhra Pradesh. Je crois que
j'ai essentiellement compris le principe. En télougou, par défaut, la plupart
des consonnes sont surmontées d'une sorte de Swoosh. Si la consonne est
suivie d'une voyelle, le Swoosh se transforme en une ou plusieurs luges,
boucles, etc, harmonieusement raccrochées à la consonne. J'aime bien la
façon dont ti
s'écrit : తి
. En
kannada, il n'est pas question de Swoosh, mais de luge placée par défaut en
haut de la consonne comme dans ರ
(ra), et remplacée
par quelque autre chose tout en courbes si une voyelle est ajoutée. (Cette
manière de décrire les choses traduit un a priori de ma part, à
savoir que cette interprétation est une conséquence de la manière dont ces
alphabets ont été intégrés au Standard
Unicode, à savoir de façon à ce que les homologies entre les alphabets
soient bien préservées (par exemple, pour transcrire un mot d'un alphabet
indien à un autre,
il suffit souvent de préserver les 7 bits de poids faible dans le
numéro du caractère, tout en changeant le préfixe). Dans l'alphabet
devanagari, la voyelle a
brève n'apparaît pas explicitement quand
elle suit une consonne. Il n'y a aucun caractère dans le Standard Unicode
pour ce matra invisible. Il y a gros à parier que, en vérité, la luge
(resp. le Swoosh) ne fait pas vraiment partie des consonnes, mais qu'il a
été décidé, plutôt que de créer un matra a bref qui ferait paraître ces
signes, eh bien, de préserver la compatibilité logique avec l'alphabet
devanagari, ainsi, selon Unicode, sauf mention du contraire, tout se passe
en télougou et en kannada comme si chaque consonne était suivie d'un a
bref. Hum, je crois que j'ai compris pourquoi l'alphabet kannada m'avait
semblé hermétique...).
[1] Il est très probable que la plupart de ces alphabets s'affichent très mal sur votre écran, s'ils s'affichent... J'ai essayé de ne pas faire d'erreur de recopie. Il n'est pas toujours évident de trouver sur le Web les noms de ville dans ces alphabets locaux, et si on les trouve, il n'est pas clair que ce qu'on voit soit une écriture correcte, les différents logiciels n'affichant pas tous la même suite de caractères de la même manière. Dans les cas douteux, j'ai essayé de trouver des images (titres de journaux par exemple) représentant ces noms. La version de Firefox que j'utilise s'appuie sur GTK+ et plus particulièrement sur Pango pour afficher du texte dans de nombreuses langues : le support des langues indiennes m'y semble excellent.
⁂
Samedi dernier, avant d'entreprendre la dernière étape de ma lecture du deuxième livre du Rāmcaritmānas de Tulsī-Dās, traduit en français par Charlotte Vaudeville, j'ai lu une étonnante pièce de théâtre de Rabindranath Tagore. Malheureusement, il semble que cette pièce ne soit plus disponible en français ; cette œuvre avait été traduite de l'anglais par André Gide, et paraît-il lue à la radio la veille de la prise de Paris par la Wehrmacht. Le titre anglais de la charmante traduction de Krishna Dutta et Andrew Robinson est The Post Office. La traduction de Gide s'appelait Amal et la lettre du roi. C'est très court. Un jeune garçon, Amal, est malade et doit rester chez lui parce que le médecin lui interdit de sortir de peur que son état s'aggrave. Via sa fenêtre, il découvre l'extérieur. Il s'émerveille de toutes les opportunités qui existent dehors. Quand il aperçoit le nouveau bureau de Poste, il se met à espérer que le raja lui enverra une lettre... Bref, cela va peut-être me donner une plus grande motivation pour aller à Shantiniketan.
2008-05-03 22:18+0200 (Orsay) — Culture — Lectures — Culture indienne — Photographies
Quelle fut ma surprise, en arrivant en début d'après-midi à l'accueil de la salle W de la Bibliothèque François Mitterrand, de découvrir qu'un des deux livres que j'avais réservés était une BD alors que je m'attendais à lire un livret d'opéra, fût-il illustré !
J'apprécie beaucoup les livres de Vikram Seth. J'ai déjà commenté deux de ses livres sur le Biblioblog : Deux vies (biographie de son grand-oncle Shanti Seth et sa grande-tante Henny) et Le Lac du Ciel (récit d'un voyage en Chine, Tibet compris, au début des années 1980). J'ai lu récemment son roman Un garçon convenable ; ma critique paraîtra dans quelques jours sur le site.
En lisant la fiche Wikipédia anglophone de cet auteur, j'avais découvert qu'il avait rédigé un livret d'un opéra inspiré d'une légende grecque, créé à Plymouth en 1994 : Arion and the dolphin. En trouvant cette notice dans le catalogue de la BnF, je m'attendais à trouver une adaptation française de ce livret.
Je me suis donc retrouvé avec quelques doubles pages de dessins agrémentées chacune de quelques lignes de texte racontant l'histoire d'Arion, son voyage vers la Sicile où il gagne un concours de chant grâce à un coquillage, son retour en bateau durant lequel on lui vole sa bourse et on le jette à la mer, son sauvetage par un dauphin qui le ramène à bon port... (On peut faire de bons opéras avec des histoires encore plus simples ! Je me demande comment le rôle du dauphin était représenté sur scène.)
S'il paraît évident que l'adaptatrice a tenté de préserver le côté poétique que devait avoir l'original anglais, lire cet original donnerait une meilleure idée du travail poétique de l'auteur, et ce serait sans doute encore mieux sous la forme du livret d'opéra que sous cette forme illustrée où le texte occupe une place réduite.
⁂
Après cette lecture agréable bien que décevante compte tenu de ce à quoi je m'attendais, j'ai continué ma lecture d'une traduction française du deuxième livre du Rāmcaritmānas, entreprise que j'avais délaissée depuis quelques mois. J'ai repris ma lecture au début, le deuxième livre commençant par cette très belle invocation :
Puisse le dieu à gauche duquel resplendit la Fille des Monts, le dieu qui porte sur la tête la Rivière sacrée, sur le front la Lune nouvelle, sur la gorge la trace du Poison, sur la poitrine le Roi des Serpents en guise de cordon sacré, puisse le Meilleur des Dieux, le Maître de l'Univers, le Dispensateur de tous les Biens, l'Omniprésent, le Propice, le Dieu au Croissant de Lune, puisse le Seigneur Śaṅkara m'accorder sa protection !
Il s'agit bien sûr de Shiva. Dans l'iconographie hindoue, on retrouve ainsi très souvent le croissant de Lune, le serpent et la rivière sacrée (Ganga) jaillissant de son chignon d'ascète. La Fille des Monts est son épouse Parvati (pour plus de détails, voir La naissance de Kumara, Kalidasa, traduit du sanskrit par Bernadette Tubini, Connaissance de l'Orient, Gallimard/Unesco). La trace du Poison sur la gorge est une allusion à un épisode du mythe du barattage de la Mer de Lait au cours duquel, pour sauver le monde, Śiva avait avalé le poison qui s'était répandu partout : sa gorge en avait gardé une trace, ce qui avait valu à Śiva le nom de Nīlakaṇṭha (qui, au passage, est aussi devenu entretemps le nom d'un personnage d'opéra : le père du personnage éponyme de Lakmé de Delibes).
2008-04-27 23:59+0200 (Orsay) — Voyage en Inde V — Photographies
Je viens de constituer un fichier permettant de repérer avec Google Maps les différentes villes que j'ai visitées en Inde ou que j'envisage de visiter prochainement :
Si on sélectionne une ville, une liste de liens vers les entrées de blog la mentionnant et une photographie apparaissent.
Pour visionner cela dans Google Earth, il suffit de charger le fichier KML ci-lié.
2008-03-15 16:24+0100 (Orsay) — Culture — Lectures — Culture indienne — Photographies
J'ai fait ma visite au salon du livre 2008. Ma volonté de réprimer mes envies d'achats de livres peut bien souffrir quelques exceptions. J'ai rempli mon sac à dos avec quelques achats à peu près raisonnables :
Je suis d'abord allé au stand Québec éditions pour rencontrer Hélène Rioux, auteur de Vendredi soir au Bout du monde que je viens de lire. Nous avons jasé assez longuement. J'ai acheté Chambre avec baignoire un des livres où intervient Éléonore, son personnage de traductrice. À la recherche du stand Picquier, j'aperçois celui de l'Asiathèque que j'avais aussi noté. J'y ai acheté une version tibétaine des Contes du vampire dont j'ai lu récemment la version sanskrite de Somadeva, traduite en français par Louis Renou. Le titre de la traduction est Les contes facétieux du cadavre ; en tibétain, si vous avez des fontes appropriées, que votre navigateur gère l'écriture tibétaine (un peu plus complexe que d'autres systèmes d'écritures voisins comme celui utilisé pour le hindi) et que je ne me suis pas trompé en saisissant les caractères Unicode, cela donne ça : མི་རོ་རྩེ་སྒྲུང་།. J'y ai aussi pris une pièce de théâtre de Krishna Baldev Vaid La faim, c'est le feu (भूख आग है) et l'épopée moderne Kāmāyanī de Jay Shankar Prasād. Je suis ensuite naturellement allé le stand de l'éditeur Philippe Picquier qui édite de nombreux livres d'Asie, Inde comprise. J'y ai fait moisson de quelques romans et nouvelles. J'y ai retrouvé l'agréable compagnie de Gilda avec qui j'ai flâné dans les allées du salon et dont j'ai bénéficié des suggestions. J'ai été particulièrement frappé par l'impression d'abondance de (bons) livres en passant près des stands des éditeurs Payot & Rivages.
Finalement, j'ai encore trouvé le moyen de faire rentrer dans mon sac Voyager léger de Julien Bouissoux aux éditions de l'Olivier, India, India de Yolande Villemaire au stand du Québec, un roman en forme de récit de voyage, Le cri de Laurent Graff au Dilletante, un recueil de poèmes de Kedarnath Singh chez Caractères.
2008-03-02 16:57+0100 (Orsay) — Thé — Photographies
J'ai participé à un nouveau swap. Après le swap thé et littérature, il s'agit du mini-swap thé organisé par Flo. J'ai reçu hier le très beau paquet que m'a envoyé Vanessa :
Il contient :
dragon noir;
J'ai goûté les deux thés en grands sachets (contrairement aux apparences, ils font tous les deux environ 100g). Ils m'ont paru très bons, cf. plus bas. Les deux livres sont très bien choisis. En préparant mon propre colis de swap pour Carson, j'avais hésité entre ce livre de Yasushi Inoué et Le Livre du thé de Kakuzô Okakura. Comme je n'avais lu aucun des deux, j'avais pris deux exemplaires du livre que j'ai envoyé à Carson pour le lire aussi, ce qui n'était pas malin puisqu'il y avait un risque de me retrouver avec un doublon (ce qui est ennuyeux à la fois pour qui offre et qui reçoit). Heureusement, je me retrouve aujourd'hui avec un exemplaire de chacun des deux livres que j'avais envisagés, et un exemplaire du classique de Lu Yu (magnifiquement illustré de photographies). Ce dernier livre est mentionné dans Le Livre du thé, ce qui m'avait donné l'envie d'en savoir plus à son sujet. Cet envoi de livres ne pouvait donc pas mieux tomber.
Merci beaucoup Vanessa pour ce très beau paquet fourmillant de bonnes choses !
⁂
Hier en fin d'après-midi, j'ai commencé à préparer le thé wulong
dragon noir
à la façon gong fu cha :
Compte tenu de son parfum fruité (châtaigne) et de la forme de ses feuilles, j'ai utilisé la petite théière que j'utilise pour les thés Dan Cong plutôt que celle que j'utilise pour les thés les plus floraux. Le dosage canonique de 5g s'est avéré convenable ; je pense qu'un dosage moindre aurait également été approprié.
Après l'avoir rincé, on peut faire infuser le thé dans la théière
(pendant quelques secondes seulement) et le verser dans le pot à thé avant
de le servir (le glou-glou
caractéristique de cette phase m'est très
agréable).
On peut verser le thé dans la tasse à sentir (remarquez la couleur très foncée de l'infusion, les wulongs présentent plutôt une couleur jaune d'habitude), puis dans l'autre tasse et porter la tasse à sentir à son nez pour en apprécier le parfum. Celui-ci a un parfum très puissant de châtaigne. Le moment est enfin venu de goûter le thé.
Le processus d'infusion peut être répété à de nombreuses reprises. Il convient en général de rallonger un peu le temps d'infusion à chaque fois. Certains parfums s'atténuent d'une fois sur l'autre, ce qui fait qu'on ne sent pas la même chose à chaque infusion. Le parfum de châtaigne était encore très marqué même après cinq ou six infusions.
On ne peut pas rallonger ce temps d'infusion infiniment : d'après le second principe de la thermodynamique, le thé finit par devenir froid. On n'en arrive jamais là avec les thés wulongs, mais pour les thés noirs Pu Er, cela peut être critique, puisque les infusions de ces thés sont en général plus prolongées ; voilà une des raisons qui expliquent pourquoi les accros aux Pu Er sont à la recherche des théières les plus performantes.
⁂
Ce matin, j'ai préparé le thé vert Long Jing en zhong. J'apprécie cette sous-famille de thé parmi les thés verts. Le thé vert Xihu Long Jing est un de mes préférés. J'utilise cette fois-ci 2g de thé que je rince dans le zhong.
Pour les thés verts, il ne faut pas utiliser de l'eau trop chaude. Je verse tout d'abord un tiers d'eau froide, puis deux tiers d'eau bouillante, ce qui doit faire un mélange d'environ 70°C.
Le thé infuse un petit moment, couvercle fermé, pendant environ deux minutes. Il n'est pas malvenu de brasser doucement le thé avec le couvercle pour que le liquide soit homogène.
Des gouttelettes odorantes se forment sur le couvercle du zhong par condensation. Il est agréable de sentir le parfum du thé en sentant le couvercle, de même que l'on sent mieux le thé préparé en gong fu cha en utilisant la tasse à sentir. Ici, le parfum fait penser au caramel et la couleur de l'infusion est bien jaune. J'ai bu le thé dans une petite tasse. Il est également possible de le boire directement depuis le zhong en utilisant le couvercle comme filtre, mais cela empêche de bien voir la couleur de l'infusion et peut présenter des risques d'étouffement si on avale de travers un petit bout de feuille.
2007-11-22 17:27+0100 (Orsay) — Photographies
J'ai fait une cinquantaine de photographies la semaine dernière, principalement lors de ma visite de la mosquée Hassan II. Elles sont là.
2007-11-20 19:17+0100 (Orsay) — Culture — Opéra — Mathématiques — Photographies
Je suis rentré du Maroc dimanche soir. Vendredi et samedi matin, j'ai visité Marrakech avec ma collègue dont la mère nous a hébergés dans sa maison située dans la médina (elle nous a aussi fait la cuisine...). Entre deux discussions mathématiques, nous avons vus rapidement quelques sites intéressants de Marrakech : le palais de la Bahia, le palais El Badi, les tombeaux saadiens, la place Djemaa-El-Fna, la médersa Ben Youssef et la mosquée Koutoubia. Je mettrai prochainement en ligne quelques photos (principalement celles de ma visite de la mosquée Hassan II à Casablanca).
À l'aéroport Charles-De-Gaulle, aucun train en raison de la grève. En utilisant un bus Air France puis un taxi, j'ai pu rejoindre Orsay en début de soirée.
Ce soir, je ne pourrai pas aller voir Tosca à l'Opéra comme je l'aurais souhaité.
2007-10-20 13:02+0200 (Orsay) — Culture — Lectures — Thé — Jeux — Photographies
Hier soir, après être rentré de l'université, j'ouvre ma boîte aux lettres et y découvre un colis :
Mais qui peut bien m'envoyer des chaussures de sport ‽
Ah, il s'agit de l'envoi de ma swappeuse pour le swap thé et littérature organisé par Loutarwen :
Et voici le contenu du colis, une fois déballé (et on y voit plus clair avec le flash) :
Dans ce très beau colis, Anjélica m'envoie :
Merci beaucoup Anjélica !
⁂
Je m'empresse d'ouvrir le sachet de thé Bi Luo Chun pour le
sentir et en observer les feuilles. Il s'agit d'un thé vert chinois, dont
le nom signifierait la spirale de jade du printemps
, d'apparence
duveteuse. J'en prélève deux grammes, les mets dans mon zhong, rince le thé, ajoute de l'eau pour le laisser infuser
quelques minutes et déguste le résultat :
Les deux premières infusions m'ont semblées excellentes, mais j'ai raté la troisième : une eau un peu trop chaude (pour les thés verts, je mélange en principe un tiers d'eau froide et deux tiers d'eau bouillante), un temps d'infusion un peu trop long et une amertume qui se met à recouvrir le goût du thé qui s'est fait plus discret qu'aux deux premières infusions ; cela ne tient pas à grand chose.
Encore merci Anjélica pour ce très judicieux choix de thé. J'ai aussi goûté le thé à la violette, et suis plutôt agréablement surpris par le goût de ce thé.
⁂
Vous pouvez voir le colis que j'ai envoyé à Amy pour ce swap sur son blog.
2007-10-17 18:31+0200 (Orsay) — Culture — Musique — Lectures — Culture indienne — Cuisine — Photographies
Il y a une dizaine de jours, j'ai commencé à lire l'Iliade. J'en suis arrivé à la moitié, c'est-à-dire à la fin du douzième chant de l'épopée qui en comprend vingt-quatre. Je ne suis pas extraordinairement enthousiasmé par ce que je lis. Parmi mes autres lectures, je ne peux comparer cette œuvre qu'à la traduction française du Ramayana que j'ai lue, et c'est comme si on en avait gardé que le sixième chant, consacré à la guerre proprement dite opposant d'une part Rama, Laksmana et les singes et d'autre part Ravana et les raksasa. La traduction que je lis est rythmée par blocs de six, douze ou dix-huit syllabes, au prix de quelques contorsions syntaxiques, ce qui me semble moins plaisant à lire que l'élégante traduction du Ramayana que j'ai lue. J'espère que l'Odyssée me plaira plus que l'Iliade. D'ailleurs, après l'Iliade, j'enchaînerai peut-être avec l'Énéïde plutôt qu'avec l'Odyssée.
Je suis allé écouter les quatre saisons de Vivaldi par Sarah Chang et le
English Chamber Orchestra à la salle Pleyel. Je n'en ai pas non plus été
très enthousiasmé. En première partie, il y avait un Divertimento
de
Bartok qui ne m'a guère enchanté, mais ça, je m'y attendais.
J'ai toujours plus d'une centaine de disques non encore écoutés. Je viens cependant de franchir le premier tiers de mon écoute de l'intégrale Brilliant de Mozart. Je l'écoute dans l'ordre des numéros d'une des versions du catalogue Köchel, c'est-à-dire approximativement dans l'ordre chronologique de la composition. Au numéro KV 196, je me suis retrouvé face à cet enregistrement techniquement grotesque de La Finta Giardiniera. On passe son temps à entendre des bruits de pas, des chanteurs toussant discrètement ou prenant de grandes inspirations. Le plus ennuyeux, ce sont les bruits de pas, et c'est grâce à ces derniers que mon ancien collocataire reconnaissait cet opéra lors de nos blindtests réguliers.
J'ai testé une recette de Pav Bhaji, un plat faits de pommes de terres, poivrons, tomates, petits pois, oignons et un mélange d'épices. Le résultat était convenable et conforme à ce que j'ai vu en Inde, bien qu'il ne ressemblât point à la photo de l'emballage du Pav Bhaji Mix (où les pommes de terres sont découpées en morceaux tandis que la recette dit de les écraser...). En le préparant, j'ai senti que le parfum d'une épice dominait un peu trop les autres et me suis rendu compte avec horreur qu'il s'agissait d'anis, dont je n'apprécie pas du tout le parfum. Il faudra que je trouve un Pav Bhaji Mix sans anis ou que je prépare moi-même ce mélange.
Demain, il y a une grève, donc, pas de cantine, et je ne sais pas si je pourrai ouvrir la porte de la salle pour mon TP de calcul formel...
Ah, et puis, cela fait une éternité que ma demande d'abonnement à Free en est à l'étape nº1.
2007-09-03 19:07+0200 (Orsay) — Voyage en Inde IV — Photographies
2007-09-01 13:42+0200 (Paris) — Voyage en Inde IV — Photographies
Je viens de finir de transférer et d'organiser un peu les photographies
que j'ai prises en Inde lors de ce quatrième
voyage. Elles sont ici,
classées par jour et par lieu. En principe, les heures des données
EXIF sont en heure locale.
2007-07-01 14:17+0200 (Grigny) — Culture — Danse — Expositions — Lectures — Culture indienne — Voyage en Inde IV — Mathématiques — Photographies
Le jour de la Fête de la Musique, c'est à dire il y a dix jours, j'ai
été confronté à un grand contraste entre le spectacle auquel j'assistais et
puis ce que j'ai entendu en sortant du théâtre. À l'intérieur du Théâtre de
la Ville, aux Abbesses, Shantala Shivalingappa
offrait un très harmonieux
spectacle de danse kuchipudi. Je ne connaissais pas du tout cette
danse, originaire de l'Andhra Pradesh. Je fus très agréablement surpris par
les mouvements très arrondis de cette danse, semble-t-il plus facile
d'accès que le bharata natyam. Une partie du spectacle comporait
une danse sur un plateau : la danseuse en pinçait les bords avec les
orteils et pouvait se déplacer en donnant l'impression de flotter sur la
scène tout en dansant avec la moitié haute du corps. Divers bracelets de
chevilles étaient utilisés au cours du spectacle, parfois ils étaient
laissés de côté et la musique se faisait très discrète. L'atmosphère sonore
de Montmartre en ce jour particulier pouvait alors se laisser
entr'apercevoir : Boum ! Boum !
. Je sortais de la salle, conquis par
cette danse (qui sera malheureusement absente de la saison 2007-2008 du
Théâtre de la Ville), et que découvris-je : un spectacle de fin du monde
avec l'illusion que des hordes de jeunes descendaient la rue Ravignan sur
de la musique du troisième millénaire. Un peu plus loin, une atmosphère
imprégnée des effluves des stands de frites-saucisses, et une station de
métro salvatrice.
⁂
À la Fondation Henri Cartier-Bresson, j'ai vu deux expositions du travail de Fazal Sheikh. Loin des splendeurs des Gupta, ces expositions, terribles, frappent par les aspects les moins reluisants de l'Inde qu'elles révèlent. La plupart des photographies (noir et blanc) sont des portraits. La première partie s'appelle Moksha (libération du cycle des renaissances) et est consacrées aux femmes, pour la plupart veuves et abandonnées par leur belle-famille (qui, après leur mariage, était devenue leur famille tout court), qui viennent à Vrindavan, tout près de Mathura (que j'ai prévu de visiter en août), pour se consacrer entièrement à l'adoration du dieu Krishna, qui est réputé avoir passé son enfance dans cette région, y avoir séduit des milliers de vachères et y avoir vaincu le démonique Kamsa. Chaque portrait est accompagnés par un résumé de la vie de la femme représentée. L'autre exposition, Ladli, présentait le sort réservé à de nombreuses jeunes filles, jugées indésirables par leurs parents qui auraient préféré avoir des fils, et qui se retrouvent dans des situations sordides : mariées très tôt, exploitées par des maris coureurs de dot ou par des proxénètes, assassinées par leur belle-famille...
⁂
Je viens de passer trois jours dans la charmante ville de Münster en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, pour y parler avec un jeune chercheur et y faire un exposé au colloquium. La ville est vraiment remarquable par les aménagements prévus pour les cyclistes. Dans le centre-ville, je n'ai pas vu une seule voiture. On voit régulièrement d'énormes parkings à vélo. Les pistes cyclables rouges sont larges, très bien conçues, de sorte qu'on n'a pas d'acrobatie à faire pour réaliser des virages, passer de la chaussée au trottoir et inversement. J'ai donc testé un tout petit peu les vélos allemands. Leur pédalier présente la singularité de ne pas pouvoir tourner à l'envers : cela actionne un frein. Cela impose de bien calculer son coup lors des arrêts aux feux pour disposer les pédales de façon à pouvoir repartir facilement (alors qu'avec un tour de pédalier en sens inverse, on pourrait toujours s'en sortir sur un vélo français). La personne qui m'invitait parlant très bien français, elle a insisté pour qu'on discute en français pour entretenir son niveau dans notre langue. En dehors, j'ai dû pratiquer un peu l'allemand, en tout cas infiniment plus que lors de mes précédents brefs séjours en Allemagne. J'arrive à suivre quand les hôteliers, serveurs, etc. me posent des questions, mais j'ai beaucoup plus de mal à leur répondre. Néanmoins, pour acheter des gâteaux à la boulangerie, cela allait très bien... Il était censé y avoir une grande exposition de sculptures dans les rues de Münster, mais tout ne devait pas encore être installé, parce que je n'en ai vue qu'une.
⁂
Je viens de lire un roman étonnant : Le grand roman indien de Shashi Tharoor. Il faut imaginer l'épopée du Mahabharata transposée dans l'Inde du vingtième siècle, à moins que ce ne soit l'inverse. On y trouve les personnages historiques de la période de la lutte pour l'indépendance de l'Inde, sa partition, et les aléas du pouvoir jusque vers le début des années 1980. Les noms des personnages sont tirés de l'épopée. Jawaharlal Nehru est Dhritarashtra, Gandhi est Bhishma (un des fils de la déesse Ganga, appelé ici Gangaji). La fratrie de Duryodhana est remplacée par la seule Priya Duryodhani (Indira Gandhi). La grande bataille du Kurukshetra est l'élection de 1977 où elle fut battue. De nombreuses libertés sont prises, à la fois avec l'épopée, et avec l'histoire. C'est ce que je trouve toujours ennuyeux avec les romans historiques, c'est qu'on ne peut pas toujours bien distinguer l'Histoire des faits imaginés par l'auteur. C'est un bon roman, plein d'humour, mais qui n'est sans doute vraiment intéressant à lire que si on connaît déjà l'histoire du Mahabharata (la manière la plus plaisante d'y remédier si ce n'est pas le cas étant de lire la version de Jean-Claude Carrière).
⁂
Les résultats du Prix Biblioblog du Roman que j'avais évoqué ici viennent de tomber. Il a été décerné à Passage du gué de Jean-Philippe Blondel. À mon avis, tous les livres sélectionnés étaient très bons, mais ce livre-ci faisait parmi de mes préférés, donc je suis très content qu'il ait été choisi.
2007-03-03 14:20+0100 (Grigny) — Correspondance — Photographies
Régie autonome des transports parisiens
Service Hygiène et Sécurité
54 quai de la Râpée
75012 Paris
Chère Régie,
Je voudrais vous faire part d'un dysfonctionnement affectant les vestibules du métro ; je veux parler de ces dispositifs automatiques servant à contrôler le titre de transport de l'usager et, le cas échéant, à le laisser entrer dans le réseau urbain.
Utilisé honnêtement, un modèle remplit parfaitement son office : le
vestibule tourniquet
. Je déplore cependant que l'usager doive
pousser un battant de forme protubérante en passant le tourniquet.
Contrairement à l'intention évidente du concepteur, on peut observer tous
les jours que ce battant ne fait nul obstacle à la fraude.
Un autre type de vestibule est apparu il y a quelques années. Dans ce
modèle, l'usager insère son ticket ou utilise son passe Navigo, la machine
bippe, des portes coulissantes coulissent, faisant une haie d'honneur à
l'usager. Ce dernier n'a que peu d'intérêt à se laisser distraire par la
beauté de cette machine des temps modernes, car attendant leur heur, les
portes coulissantes ne manqueraient pas de lui barrer l'entrée si celui-ci
prenait un peu trop son temps pour franchir le vestibule. L'usager en
serait doublement affligé puisque s'il venait à retenter sa chance, la
machine considèrerait que le ticket est déja passé
.
Maintenant, imaginez un seul instant que les portes coulissantes d'un
vestibule soient bloquées (cette situation n'est pas le fruit de ma seule
imagination). Ignorant ce fait, un usager honnête tente sa chance. Rien ne
se passe. Il retente sur le vestibule d'à côté, ce dernier voit rouge :
Déjà passé !
. Fort marri, cet usager n'aura guère d'autre solution que
d'attendre qu'un autre usager veuille bien souffrir de le laisser passer en
douce avec lui.
Faisons fi de ces bagatelles et venons-en maintenant au véritable objet de
la présente. Je prétends que ce vestibule guillotine
peut constituer
une atteinte aux personnes et aux biens. Il arrive en effet que les portes
se referment pendant la fraction de seconde pendant laquelle une partie de
l'usager ou de son bagage se trouve précisément dans l'alignement de ces
portes. Bien que j'eusse toujours marché avec célérité pour passer avec
succès cet examen quotidien que constitue le franchissement du vestibule,
il a dû m'arriver trois ou quatre fois de me faire happer par cette bouche
démonique sans que je ne trouvasse d'autre explication que la manifestation
spectaculaire d'une malfaçon dans la conception dans ces vestibules
guillotines. De facture plutôt robuste, mon corps n'a point trop souffert
de ces assauts ; ne souhaitant pas voir peser sur ma conscience
d'éventuelles blessures que de jeunes enfants se pourraient voir infliger
de la sorte, vous comprendrez que je ne pouvais m'abstenir de vous signaler
ce grave problème. Pour appuyer ma démonstration, je vous saurais gré de
bien vouloir examiner le piteux état dans lequel le livre que je
transportais s'est trouvé après que deux maudites portes de vestibule
guillotine se furent refermées sur moi en ce jour du 2 mars 2007 à la gare
de Lyon :
Il va de soi qu'avant cette fourbe attaque, ce livre était en parfait état.
Je considère qu'en installant des vestibules aussi manifestement dangereux, chère Régie, vous êtes la première responsable des dégats que les dysfonctionnements d'iceux engendrent. Si la considération ma tristesse devant cette couverture de livre ravagée pouvait l'émouvoir, je serais extrêmement reconnaissant à ma correspondante si celle-ci consentait à me dédommager en me proposant un remplacement de mon livre : André Couture, L'Enfance de Krishna, Patrimoines hindouisme, les Presses de l'Université de Laval, les Éditions du Cerf, 1991, ISBN 2-204-04202-1, 41€).
Cordialement,
À Grigny, le 3 mars 2007
2007-02-20 19:52+0200 (Grigny) — Voyage en Inde III — Photographies
2007-02-20 19:05+0100 (Grigny) — Voyage en Inde III — Photographies
Hier soir, une voiture de l'institut m'attendait pour me conduire à l'aéroport international de Mumbai. Cette traversée de Mumbai du Sud au Nord est vraiment impressionnante. Depuis Marine Drive, la vue sur les lumières des bâtiments situés au bord de la baie était très belle, alors que le chauffeur faisait monter le bolide à la vitesse vertigineuse d'un kilomètre à la minute, voire plus. Ce n'était qu'un début. De Marine Drive à l'aéroport, la ville semble ne jamais s'arrêter. Sur le bord de la route, des immeubles récents, d'immenses panneaux publicitaires, et des mendiants.
À l'aéroport, on ne m'a pas embêté sur le poids de mes bagages. À l'aller, mes deux sacs faisaient plus de vingt kilogrammes : j'avais dû en prendre un en bagage à main. La faute à la trop grande quantité de livres que j'avais prévu de lire sur place. Trois livres et demi lus en deux mois, c'est beaucoup moins que la quinzaine que j'avais emmenée. À ce propos, dans les libraires indiennes ou auprès des vendeurs de livres étalant leur marchandise en pleine rue, on peut faire des découvertes surprenantes. Il y a quelques jours, je voyais ainsi un livre de Simone de Beauvoir en français, esseulé au milieu d'une foule de livres en anglais. Plus surprenante est la facilité avec laquelle on peut trouver des ouvrages bannis en France comme Mein Kampf ; je ne sais pas vraiment s'il y a une conclusion à en tirer. Toujours à l'aéroport, en changeant mes roupies en euros, j'ai eu l'impression de ne pas me faire arnaquer ni de perdre mon temps en formalités : l'été dernier à Chennai, j'avais dû remplir et signer un nombre invraisemblable de papiers pour me faire remettre environ quarante euros.
Je suis donc arrivé ce matin à Charles De Gaulle, après avoir à peu près convenablement dormi dans l'avion. Je viens de finir de transférer les photographies que j'ai prises sur place. Elles sont classées par lieu (Varanasi, Allahabad et Mumbai) et par jour. Il y a plusieurs séries qui sont moins ratées qu'autres :
La prochaine entrée de ce blog devraient contenir une petite sélection de photographies.
2006-10-27 20:38+0200 (Grigny) — Thé — Photographies
2006-10-17 21:41+0200 (Grigny) — Photographies
Cela faisait des années que j'en rêvais, j'ai passé commande récemment et je viens de recevoir mon clavier Sun :
Quand je suis entré à l'École normale supérieure en 1999, les
ordinateurs des salles informatique étaient (presque) tous des stations
Sun fonctionnant sous SunOS/Solaris. L'absence de touches accentuées sur
les claviers QWERTY de ces ordinateurs étonne les non-initiés.
Il y a en
effet un mécanisme beaucoup plus riche que celui le plus couramment
utilisé sur les claviers AZERTY : la touche Compose. Pour taper un
é
, on appuie sur cette touche magique, puis sur l'apostrophe et
enfin sur la lettre e
. Cela peut sembler plus difficile, mais avec
l'habitude, cela s'avère très ergonomique. Une autre particularité est
l'absence des touches Billou
, mais on remarque la présence de deux
touches frappées d'un diamant (en français, on devrait plutôt dire
carreau
...),
ce sont les touches Meta, à ne pas confondre
avec la touche Alt.
On remarque également une dizaine de touches de fonctions sur
la gauche du clavier.
Si j'aime ces claviers, c'est surtout pour leur toucher absolument exceptionnel, et le peu de bruit que la frappe des touches engendre. Ma première tentative pour en acquérir un date de 2002-2003, après que j'eus acheté mon premier ordinateur, mais je me suis rendu compte qu'il était pratiquement impossible pour un particulier de commander quoi que ce soit à Sun Microsystems France : après avoir fouiné sur leur site, j'avais réussi à faire établir un devis, mais il était adressé au nom du directeur du département d'informatique ; après que je leur eus demandé de corriger, silence radio.
L'envie m'est revenue il y a quelques jours. J'ai regardé sur eBay et y ai trouvé un fournisseur américain proposant un prix honnête. Les frais de port étaient déjà assez élevés, mais j'ai complètement halluciné en voyant arriver le montant des taxes douanières : 72.5% de la valeur de la marchandise ! Bref, le discours ambiant sur la mondialisation, le libre-échange, c'est de la foutaise.
2006-10-05 07:51+0200 (Grigny) — Culture — Lectures — Photographies
Voici ma PAL :
Mon score doit être trente-et-un
. La liste de ces livres apparaît
sur mon booklog.
Évidemment, en comparaison d'autres scores du concours PAL, j'en ai une petite. Peut-être que pour un concours de la plus haute pile de disques à écouter, je serais bien classé.
2006-10-03 06:56+0200 (Grigny) — Mathématiques — Photographies
Je n'avais pas trop d'idées a priori sur le Japon avant de partir ; les quelques jours que j'ai passés à Tokyo m'ont donné une très bonne image de cette ville, même si c'était très court, ayant consacré l'essentiel de mon temps à la conférence à laquelle je participais. Cela ne ressemblait à rien qui me soit connu. Je ne sais pas si j'ai encore tout à fait compris ce qu'un de mes hôtes voulait dire quand il me disait parfois de telle ou telle chose, par exemple un plat, qu'elle était very japanese. Dans les quartiers que j'ai visités, ou vus depuis les trains, j'ai observé une grande concentration de bâtiments et de gratte-ciel, des rues assez fines. La densité de piétons est assez impressionnante à certains croisements (notamment du côté de Shibuya), mais je n'ai curieusement pas trouvé cela trop oppressant. En revanche, un jour, j'ai eu l'occasion de prendre le dernier métro entre Shibuya et la station de mon hôtel (il m'eût été possible de rentrer à pieds, mais je me serais sans doute perdu...) ; la station était bondée, mais cela n'a pas empêché tout ce monde de rentrer dans le train : dans le métro parisien, il m'est arrivé d'être serré, mais jamais autant que je ne le fus pendant les quelques minutes de ce trajet. La disposition des sièges du métro tokyoïte est d'ailleurs beaucoup plus adaptée à ces conditions extrêmes que son homologue parisien : il y a simplement des sièges alignés contre le bord de chaque côté du train, et plein de poignées pour s'accrocher.
Je suis revenu en France hier matin. Malgré les sept heures de décalage horaire, je ne suis pas trop fatigué. J'ai transféré ici les quelques photographies que j'ai faites.
Un petit conseil aux voyageurs : imprimez un plan du métro de Tokyo en
japonais et en caractères latins. Sans cela, vous vous retrouveriez bien
embêté à l'entrée des stations : à moins d'avoir une carte prépayée (en
fait plusieurs, puisqu'il y a plusieurs réseaux), on
achète son ticket à l'unité (ils n'ont pas la notion de Carte
Orange^W^WPass'Navigo) et le prix dépendant de la destination
est affiché sur un plan tentaculaire au-dessus des distributeurs de
tickets. La plupart du temps, le nom des stations est seulement écrit en
japonais (et quasi-uniquement avec des Kanji), donc il vaut mieux
savoir à quoi ressemble le nom de la station voulue... Une fois le ticket
acheté, à part pour certaines correspondances entre les différents
réseaux... le nombre de lettres latines apparentes est suffisant pour se
repérer dans la station pour prendre le bon train.
Hier, j'ai dû faire la queue assez longtemps à mon bureau de poste pour un recommandé, mais je n'étais pas mécontent en sortant : c'était l'enveloppe cartonnée contenant mon diplôme de doctorat.
⁂
Teasing: Si vous avez quelque accointance avec les concerts de musique classique, il se pourrait qu'apparaisse ici une petite surprise pour vous dans les semaines qui vont venir.
2006-09-06 22:47+0200 (Grigny) — Voyage en Inde II — Photographies
J'ai reçu les tirages des photographies que j'ai faites en Inde. Je m'apprête donc à envoyer des exemplaires aux quelques personnes que j'ai photographiées et dont j'ai pu noter les adresses. Voici l'enveloppe destinée aux enfants qui m'avaient demandé de les photographier :
L'adresse est retranscrite à partir de ce que la plus grande avait noté sur mon carnet. Ayant quelque doute sur l'arrivée de ces tirages à leurs destinataires, j'en laisse une copie en bloguerie restante :
2006-08-30 18:17+0200 (Grigny) — Voyage en Inde II — Photographies
Je viens de rentrer en France. Bien que je me fusse reposé hier après-midi, je suis assez fatigué : l'avion pour Mumbai partait à 3h45, et il fallait arriver 3h à l'avance à l'aéroport. Les contrôles des bagages étaient systématiques, mais les règles n'étaient pas très rationnelles. J'avais plutôt l'impression qu'elles étaient faites pour embêter les gens (il devait être autorisé de prendre un rasoir, mais la mousse à raser était interdite ; le nombre de bagages à main était limité à un ; les liquides étaient interdits) juste pour qu'ils aient l'impression que l'on fasse quelque chose pour leur sécurité.
Dans l'avion Chennai-Mumbai, j'ai discuté avec un malaysien tamoul travaillant au Royaume-Uni et qui avait fait trois semaines de tourisme en Inde du Sud. Son grand projet était d'ouvrir un restaurant de hamburgers, poulet-frites à Pondichéry, parce qu'il y avait vu beaucoup de blancs.
J'ai extrait les photographies de mon appareil. Plutôt que de mettre une légende en-dessous de chacune, ce qui prendrait un temps fou, elles apparaissent dans l'ordre chronologique, ville par ville, avec des liens vers les entrées de blog correspondantes.
2006-07-07 22:32+0200 (Grigny) — Cuisine — Mathématiques — Photographies
Ca y est, je suis docteur en mathématiques de l'université Denis
Diderot. La soutenance s'est bien passée, et le pot aussi. Mes camarades
thésards ou jeunes chercheurs
ont fait au cours de celui-ci un
pastiche de discours de jury de thèse pour me décerner un doctorat en
préparation de gâteaux et en culture indienne...
Voici les recettes que j'ai utilisées (cf. l'entrée précédente pour une photo des gâteaux) :
[1] J'ai une telle recette depuis au moins trois ans, mais je ne retrouve plus le site où je l'avais prise ; la recette accessible via ce lien est quasiment identique.
2006-07-06 17:02+0200 (Grigny) — Cuisine — Photographies
Depuis 8h ce matin, je prépare des gâteaux pour mon pot de thèse. Je viens de finir mon neuvième :
Le clafouti à la mangue a un peu souffert au démoulage, mais à part ça, ce n'est pas trop catastrophique.
2006-07-01 18:40+0200 (Grigny) — Cuisine — Photographies
Aujourd'hui, gâteau aux pommes et à la banane :
Cette recette est vraiment très facile à réaliser. Malgré une petite frayeur au moment du démoulage (bien que j'eusse généreusement beurré le moule, même la tête en bas, le gâteau restait dans celui-ci), ç'a l'air convenable.
⁂
Ce matin, je me suis rendu pour la première fois à la Grande Épicerie de Paris. C'est véritable lieu de perdition. J'apprécie tout particulièrement l'attention des concepteurs visant à rendre les caisses invisibles de sorte qu'avant d'en trouver une, on aura dû parcourir la moitié des rayons.
2006-06-30 19:42+0200 (Grigny) — Cuisine — Photographies
Cette après-midi, achat de bouteilles de Champagne ; la transaction a duré moins d'une minute : il a suffi que je dise clairement que je n'y connaissais rien en vin 1 pour que le vendeur me propose deux vins, que je choisisse l'un des deux et passe à la caisse.
Ensuite, tentative de gâteau à la fraise :
L'apparence n'est pas extraordinaire, mais au goût, il n'est
pas mal du tout (mes collègues ne comprendraient sans doute pas que je ne
propose pas au moins un gâteau aux fruits rouges, vu ma consommation de
desserts de ce type à la cantine...). N'étant pas très habitué aux
variations d'épaisseur des gâteaux à la cuisson (avant ou après le
Pouf !
), j'avais mis par précaution la préparation dans deux moules
à cake plutôt qu'un seul. Apparemment, cela tiendra dans un seul et
donnera quelque chose qui pourra se couper en tranches. Mais je suis
étonné par la quantité de fraises indiquée dans la recette (½kg), il faudra
les répartir différemment ou en mettre moins.
Après avoir mené l'expérience scientifique consistant à manger une bonne moitié de gâteau pour vérifier qu'il était bien à mon goût, je pense pouvoir affirmer que cette recette est utilisable pour mon pot de thèse...
[1] Depuis quelques années, je ne bois plus du tout de boissons alcoolisées...
2006-06-26 20:02+0200 (Grigny) — Cuisine — Photographies
Aujourd'hui, tentative de gâteau à la carotte :
Je n'avais pas de pistaches sous la main...
2006-06-25 15:52+0200 (Grigny) — Cuisine — Photographies
La préparation d'une soutenance de thèse comporte au moins trois parties : les démarches administratives, l'exposé des résultats devant le jury et le pot.
Ayant l'intention de préparer moi-même une part significative des mets
qui seront proposées, je fais quelques expériences culinaires. Aujourd'hui,
j'ai suivi la recette
du far breton du site Cuisine et Recettes
:
Il faut bien se dévouer pour goûter le fruit de ces expériences, quitte à accepter de prendre le risque de nuire à sa ligne...
2006-06-10 14:24+0200 (Grigny) — Cuisine — Photographies
Par les chaleurs actuelles, un lassi à la mangue frais n'est pas
désagréable. En Inde, il y en a à toutes sortes de parfum.
En France, la plupart des restaurants indiens en proposent. La recette très
facile qui suit s'est stabilisée après quelques essais et un peu
d'espionnage industriel
dans ces restaurants...
L'ingrédient essentiel est la pulpe de mangue. On peut en trouver en conserves dans la plupart des épiceries indiennes. À part ça, il faut des yaourts, du lait, un peu de sucre et quelques glaçons.
Après avoir mis les yaourts, les glaçons et la pulpe de mangue dans le récipient, on obtient ceci :
On ajoute un peu de sucre et du lait :
On mixe le tout :
Il n'y a plus qu'à se servir :
2006-05-14 17:36+0200 (Grigny) — Photographies
Encore un petit peu de rangement ; cette étagère en avait bien besoin :
2006-04-27 15:21+0200 (Grigny) — Culture — Cinéma — Culture indienne — Photographies
Cette semaine se déroule la Bollywood Week au Grand Rex. De nombreux films indiens sont diffusés depuis hier soir jusqu'au premier mai.
Le début du festival était un peu particulier, puisque l'équipe du film वीर-ज़ारा venait présenter ce film qui sortait hier dans quelques salles en France. Plusieurs des plus grandes stars ont donc fait le déplacement : le réalisateur et producteur Yash Chopra, les actrices Rani Mukherji et Preity Zinta, et le comédien Shahrukh Khan. Ce dernier est la plus grande star actuelle de cinéma indien, il a joué dans de nombreux films ayant eu beaucoup de succès (par exemple कुछ कुछ होता है ou देवदास). L'ambiance était donc assez impressionnante, aux abords du Grand Rex, et à l'intérieur, surtout quand le car emmenant ce beau monde est arrivé (avec une heure et demie de retard...).
Suite à la confusion qui régnait, je n'ai pas pu entrer aussi tôt que je
l'aurais souhaité dans la salle, j'étais donc assez loin de la scène (il
n'y avait pas de numérotation des billets, c'était placement libre
).
J'ai quand même pu apercevoir ce qui se passait, et en ai fait quelques photographies (qui sont presque
toutes floues... je ne laisse que les plus présentables).
La photo la moins loupée représente les ombres des vedettes sur l'écran :
Le film m'a fait meilleure impression sur grand écran que lorsque je l'avais vu en DVD (sur petit écran) il y a un peu moins d'un an. J'ai malheureusement dû partir à l'entr'acte parce qu'à cause du retard dans le programme, mon RER se serait peut-être transformé en citrouille (en fait, à Juvisy, le RER s'est transformé en car) ; par ailleurs, je devais assurer des TD à Jussieu ce matin... La première moitié du film est un déluge de paysages, de couleurs, d'émotions et de chansons, dans une atmosphère plutôt heureuse, jusques à quelques minutes avant la coupure où se produit un renversement de situation, typique des films indiens.
Je pense que ce film ne souffre d'aucune grotesquitude excessive qui me ferait ressentir une quelconque répugnance à conseiller à un public non habitué aux films indiens de visionner ce film.
2005-09-15 22:47+0200 (Grigny) — Photographies
Je viens de passer mon après-midi à remonter un de mes ordinateurs
greement.toonywood.org : dépoussiérage de la carte mère
(avec l'aspirateur pour le radiateur du processeur), remplacement d'un
disque dur vieux de trois ans qui donnait des signes de faiblesse et puis
surtout changement de boîtier (grande tour sobre à la place d'une moyenne
tour) ; l'idée était que lors de la prochaine upgrade (carte mère, processeur(s?), mémoire), j'aurais déjà
monté une carte mère dans un boîtier... et comme l'ancien boîtier
m'exaspérait un peu, autant le changer.
Le montage s'est avéré assez simple, même si j'ai stressé un petit moment parce que seul le ventilateur semblait fonctionner sans que cela ne boote, probablement parce que je devais avoir mal emboîté la prise d'alimentation de la carte mère. J'ai tout démonté puis remonté, la carte video branchée le temps de la manœuvre me permettait de vérifier que cela bootait bien (en temps normal, cet ordinateur n'a ni carte video, ni clavier).
Une fois le montage fait, je pouvais suivre le déroulement du boot
depuis un autre ordinateur handel.toonywood.org, qui lui n'a
pas de disque dur : il est dépendant de l'autre ordinateur
pour les logiciels qui tournent dessus. C'est cet ordinateur-là que j'utilise
sur mon bureau à Grigny. Un jour, je prendrai un écran LCD, mais pas avant
qu'il n'y en ait assurant une résolution d'au moins
1600×1200 à des prix abordables.
Comme je le disais, le boîtier est très sobre, il n'a pas de voyant bleu en façade ! il a cependant la particularité un peu ridicule suivante : là, on ne voit ni le graveur de CD, ni l'interrupteur... ils sont derrière un cache que l'on fait tomber en appuyant sur un bouton situé en haut du boîtier, mais il ne tombe pas brutalement : il y a un système pour ralentir sa chute, ce train de sénateur dure quatre bonnes secondes !
2005-09-09 15:36+0200 (Grigny) — Culture — Expositions — Culture indienne — Voyage en Inde I — Photographies
Ce matin, réunion « recopiages de notes » entre enseignants après la session de rattrapages de septembre dans l'UV où je donnais des travaux dirigés l'année dernière à Jussieu.
Je profite ensuite d'être à Paris pour aller voir l'exposition Passages en Inde. Hier et aujourd'hui. à la Conciergerie. Le concept est assez original : des explorateurs anglais (Thomas et William Daniell) ont voyagé en Inde à la fin du XVIIIe siècle et ont réalisé de nombreuses aquatintes (avec un procédé quasi-photographique) ; un photographe contemporain (Antonio Martinelli) est revenu sur les lieux précis des aquatintes pour faire des photographies. On peut ainsi estimer l'évolution des paysages et des monuments sur deux siècles grâce à ces 2×73 « clichés ». C'est assez intéressant de voir que certaines scènes se superposent presque parfaitement, si la végétation s'est développée ou a reculé, si de nouveaux bâtiments ont fait leur apparition, et malheureusement dans quelle mesure certains édifices se sont dégradés au fil du temps.
J'ai eu le désagrément d'entendre quelque bonne femme aigrie s'indigner du fait que l'on affiche « ça » dans un tel lieu, « mézenfin, il faudrait une exposition sur la révolution française, permanente.... ». Je n'ai pas reconnu de paysages que j'ai vus lors de mon voyage, de toute façon, le site de Khajuraho n'a été « découvert » qu'au milieu du XIXe siècle...
L'exposition ne dure que jusqu'à dimanche prochain.
2005-09-06 18:00+0200 (Grigny) — Culture — Cinéma — Culture indienne — Voyage en Inde I — Photographies
Ce matin, lever très tôt pour me rendre à l'aéroport international de Mumbai. J'ai pu observer que les panneaux à l'extérieur et l'intérieur de l'aéroport étant trilingues : marathi, hindi, anglais. Les différences entre les écritures hindi et marathi étaient parfois assez insignifiantes : un voyelle rallongée ou raccourcie par rapport à l'autre forme (rappelons que ces deux langues utilisent le même alphabet).
À bord de l'avion d'एअर इंडिया pour Paris, j'ai pu dormir un petit peu pour rattraper le réveil à 2h30... manger un petit peu (encore végétarien) et regarder un film indien que j'avais déjà vu. Il s'agissait du film Black de Sanjay Leela Bhansali (Devdas), qui malgré la présence de deux grandes stars de Bollywood est très différent des autres films, il est question de la vie d'une jeune sourde-aveugle et de son professeur-magicien grâce à qui elle finira par obtenir un diplôme...
Arrivée à Charles de Gaulle, contrôles quasi-inexistants à l'arrivée. Au niveau des panneaux fléchés, cet aéroport est vraiment mal foutu, en suivant le panneau indiquant la gare de RER, je me suis retrouvé à un arrêt de bus d'où partait des navettes qui devaient entre autres desservir la gare. C'est vraiment n'importe quoi de supposer que les gens sont a priori des larves même pas capables de traverser l'aéroport pour aller à la gare de RER, bref, il a fallu trouver un plan qui me permette de partir dans la bonne direction. Ne vous-êtes vous jamais trouvés devant un plan indiquant fièrement un gros point rouge « Vous êtes ici » sans pourtant savoir dans quelle direction aller pour prendre telle ou telle rue, faute d'avoir l'information supplémentaire qui serait trivialement donnée par une boussole et une flèche indiquant le Nord sur le plan ; il y aurait vraiment une signalétique à inventer pour régler ce problème ridicule.
En rentrant à Grigny, j'ai extrait les photos de mon appareil numérique...
Date de génération : 2010-09-01 23:33+0200 ― Mentions légales.