Weblog de Joël Riou

Cette page ne contient que les entrées du mois de février 2007. Les entrées les plus récentes se trouvent . Vous pouvez aussi naviguer vers janvier 2007 ou mars 2007.

Hausse des prix du Monde

2007-02-27 18:58+0100 (Paris)

Je suis abonné au Monde en ligne. Tous les jours, un script vient télécharger pour moi un fichier PDF du quotidien de référence daté du lendemain ; si j'en ai le temps, je parcours les titres et lis quelques articles. Quand je me suis abonné en août 2003, l'abonnement mensuel était de 5€. Il y a eu une hausse : à partir de mars 2005, j'ai payé 6€. Puis, pas de hausse pendant près de deux ans, ce qui est assez remarquable (mais quand même moins que le menu à trente-huit francs du restaurant chinois La muraille du phœnix).

Je viens d'apprendre par un mail automatique 1 que depuis septembre 2006, le service Le Monde en PDF m'était gracieusement offert en sus de l'accès à la version du site pour abonnés et que dorénavant, je devrais payer plus pour accéder à ce service (puisque dans les offres d'abonnement, il est indissociable d'un nouveau service Le Journal Électronique). Maintenant, le prix mensuel est de 15€, mais on me fait une faveur : je ne payerais que 10€ pendant un an puisque je suis déjà abonné.

N'y a-t-il pas là un procédé commercial un peu gonflé ?

[1] En fait, j'en avais reçu plusieurs depuis le début du mois, mais je les avais pas lus en détail.

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Sélection de photographies

2007-02-20 19:52+0200 (Grigny) — Voyage en Inde III — Photographies

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Retour

2007-02-20 19:05+0100 (Grigny) — Voyage en Inde III — Photographies

Hier soir, une voiture de l'institut m'attendait pour me conduire à l'aéroport international de Mumbai. Cette traversée de Mumbai du Sud au Nord est vraiment impressionnante. Depuis Marine Drive, la vue sur les lumières des bâtiments situés au bord de la baie était très belle, alors que le chauffeur faisait monter le bolide à la vitesse vertigineuse d'un kilomètre à la minute, voire plus. Ce n'était qu'un début. De Marine Drive à l'aéroport, la ville semble ne jamais s'arrêter. Sur le bord de la route, des immeubles récents, d'immenses panneaux publicitaires, et des mendiants.

À l'aéroport, on ne m'a pas embêté sur le poids de mes bagages. À l'aller, mes deux sacs faisaient plus de vingt kilogrammes : j'avais dû en prendre un en bagage à main. La faute à la trop grande quantité de livres que j'avais prévu de lire sur place. Trois livres et demi lus en deux mois, c'est beaucoup moins que la quinzaine que j'avais emmenée. À ce propos, dans les libraires indiennes ou auprès des vendeurs de livres étalant leur marchandise en pleine rue, on peut faire des découvertes surprenantes. Il y a quelques jours, je voyais ainsi un livre de Simone de Beauvoir en français, esseulé au milieu d'une foule de livres en anglais. Plus surprenante est la facilité avec laquelle on peut trouver des ouvrages bannis en France comme Mein Kampf ; je ne sais pas vraiment s'il y a une conclusion à en tirer. Toujours à l'aéroport, en changeant mes roupies en euros, j'ai eu l'impression de ne pas me faire arnaquer ni de perdre mon temps en formalités : l'été dernier à Chennai, j'avais dû remplir et signer un nombre invraisemblable de papiers pour me faire remettre environ quarante euros.

Je suis donc arrivé ce matin à Charles De Gaulle, après avoir à peu près convenablement dormi dans l'avion. Je viens de finir de transférer les photographies que j'ai prises sur place. Elles sont classées par lieu (Varanasi, Allahabad et Mumbai) et par jour. Il y a plusieurs séries qui sont moins ratées qu'autres :

La prochaine entrée de ce blog devraient contenir une petite sélection de photographies.

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Spicy?

2007-02-19 19:44+0530 (मुंबई) — Voyage en Inde III

Aujourd'hui, c'est le dernier jour de mon séjour en Inde. Hier, je n'ai pas fait grand chose, à part aller manger dans un restaurant d'Inde du Nord. J'ai pris un plat de pois chiches dans une sauce très épicée (Channa Masala). C'est la seule fois au cours de ce séjour que le côté piquant des plats m'a (un tout petit peu) fait souffrir. Je l'avais bien cherché, j'avais spécialement choisi ce plat pour cette raison, en fait. Habitué à voir des plats censément spicy s'avérer pas si relevés que cela, j'ai été un peu surpris par la première bouchée. Le lassi que j'avais commandé est venu à mon secours. Simplement, j'avais avalé un énorme bout de piment vert qui était noyé dans la sauce. En mettant de côté les plus gros morceaux de piment, je n'ai finalement pas eu de problème à finir, ce qui semble avoir pas mal surpris le serveur.

Nonobstant cet épisode, je voudrais vraiment battre en brèche l'idée reçue selon laquelle la nourriture que l'on trouve en Inde serait tellement relevée qu'elle en deviendrait immangeable pour nous autres occidentaux. Dans les hôtels à prix moyens (pour un ressortissant d'un pays privilégié s'entend) ayant un restaurant, les restaurateurs savent bien que le palais des touristes peut être assez sensible, et ils mettent en évidence dans leur carte le fait que certains plats sont plus relevés que d'autres. Même dans la restauration plus populaire, ce qui va rendre un plat très relevé, c'est souvent la sauce qui est servie avec, et pour peu que l'on fasse attention aux piments verts, cela se passe bien. Bref, pour se retrouver avec un plat immangeable, à moins de d'avoir un très mauvais karma, je trouve qu'il faut vraiment le faire exprès.

J'ai déjà dû en parler, mais il est intéressant de noter que les indiens structurent les puissances de dix autrement qu'en comptant les milliers, les millions, les milliards ; ils ont hazaar (103), lakh (105), crore (107). En français, on regroupe les chiffres trois par trois. En Inde, on fait différemment : on regroupe les trois derniers chiffres et ensuite, cela se fait par deux. Un lakh s'écrit 1,00,000, tandis que 1 crore s'écrit 1,00,00,000.

J'en parle parce que je téléchargeais à l'instant un fichier PDF de quelques dizaines de mégaoctets et fut surpris de voir la sortie suivante de wget :

100%[====================================>] 4,41,48,520   32.26K/s    ETA 00:00

L'explication vient du fait que sous Unix, il existe un mécanisme d'internationalisation des logiciels (les locales) et qu'à l'institut, elles sont configurées de sorte que LC_NUMERIC="en_IN", ce qui implique que les chiffres s'écrivent à l'indienne.

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Trains de banlieue

2007-02-18 12:43+0530 (मुंबई) — Voyage en Inde III

Avant-hier était un jour férié, l'après-midi je suis allé faire un tour du côté de Juhu, au Nord de Mumbai. Pour cela, j'ai pris un train de banlieue à Church Gate. J'en avais déjà pris sur des distances plus courtes. Contrairement aux trains normaux, ils s'arrêtent seulement quelques secondes dans chaque station et le départ est beaucoup brutal : au bout de quelques secondes, il devient dangereux de monter dans le train en marche (les statistiques d'accidents mortels sont assez affolantes...).

Les noms des stations sont affichées en anglais et en hindi, mais suivant comment la station est fichue, parfois, on ne voit rien. J'ai loupé la station Santa Cruz et ai dû reprendre un train dans l'autre sens pour finalement montrer dans un bus pour Juhu. Il y a là une très longue plage, très fréquentée ce jour-là. Je m'y suis balladé en direction du Nord, pour visiter une nouvelle fois le temple Hare Krishna. Il y avait beaucoup de monde pour faire le tour du temple, le long des murs arborant des représentations de quelques épisodes mythologiques (Ganesh écrivant le Mahabharata sous la dictée de Vyasa, Vishnou couché créant Brahma assis sur une fleur de lotus, Rama combattant Ravana...) et passer devant les idoles richement décorées de Krishna, Rama, Laksmana, Sita et du fondateur de la secte ISKCON...

En rentrant, le train était bondé, mais c'était encore supportable, rien à voir avec le dernier métro à Tokyo. J'ai dîné dans un restaurant près de Church Gate. C'était hors de prix, mais vraiment excellent : des koftas baignant dans une sauce très relevée aux petits pois, accompagnés de parathas.

Hier après-midi, je suis allé au cinéma. C'était सलाम-ए-इश्क, en hindi donc, sans sous-titres, mais il était assez facile de suivre l'intrigue ou plutôt les intrigues puisqu'il y avait cinq ou six histoires très largement indépendantes (et qui à l'exception d'une histoire purement clownesque se retrouvaient lâchement réunies à la fin). Techniquement, c'était très beau, le montage très dynamique avec les différentes histoires mises en parallèle (un peu à la 24, sans le tic-tac de l'horloge), mais les scènes de danse étaient un peu trop grotesques (les danseuses figurantes étaient loin d'être toutes dans le rythme), et puis il y avait Salman Khan, monsieur muscle, chemise ouverte, en bonne caricature d'acteur de Bollywood. Un détail amusant : à un moment, deux des personnages se retrouvent dans un café à Paris. C'est l'impression que l'on veut nous donner vu que tous est écrit en français, mais il y a au moins deux incohérences : premièrement, ils parlent pendant au moins cinq minutes dans ce bar sans boire quoi que ce soit ni que le serveur viennent prendre leur commande (et puis, il n'y avait pas de fumée). Deuxièmement, sur la rue en arrière-plan, bien qu'il fasse nuit, on constate que les voitures roulent du mauvais côté (avec au passage des incohérences de continuité d'un plan à l'autre : des véhicules semblent se perdrent dans le vide intersidéral quand la caméra passe d'un personnage à l'autre).

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Elephanta Island

2007-02-16 12:45+0530 (मुंबई) — Voyage en Inde III

Le week-end dernier, j'ai visité le Mahalaksmi Temple, au Nord de la Malabar Hill. Il y avait en fait trois idôles, que je n'aurais pas su reconnaître si le nom des divinités n'avaient pas été écrit au-dessu (en lettres devanagari) : Mahakali, Mahalaksmi et Mahasarasvati. Les lassis vendus dans les boutiques le long de la rue qui y mène étaient excellents. Quelques centaines de mètres en retrait sur la même rue, il y avait un autre petit temple : je me souviens juste qu'il y avait Tulsi Das dans le nom et que parmi les divinités représentées, on trouvait notamment Rama, Laksmana, Sita. Un peu plus à l'Est partait une digue menant à un monument musulman. Beaucoup de mendiants mutilés au bord de ce chemin.

Dimanche, je suis allé visiter l'île Elephanta. Un peu plus d'une heure de traversée en bateau pour la rejoindre, environ deux heures de visite et une heure pour revenir. Sur le bateau, la plupart des visiteurs étaient indiens mais il y avait aussi un petit groupe de quinquagénaires bretons dont certains visitaient l'Inde pour la cinquième fois.

L'arrivée sur l'île est assez spéciale. Sur le ponton, un petit train attend les flemmards. Ensuite, un long escalier de pierre (avec des marchands de souvenirs de chaque côté) où des chaises à porteurs sont disponibles pour les encore-plus-flemmards. Arrivé sur le site même, des grottes sculptées (les anglophones disent caves) représentant des divinités hindous (principalement Shiva). Je suis plutôt déçu. En dehors de la grotte principale, les grottes secondaires sont tellement endommagées qu'il n'y a grand chose à observer. Et même dans la grotte principale, la plupart des sculptures sont en mauvais état : par exemple, le Shiva Nataraja (le dieu de la danse) n'a plus de jambes.

Si c'est vraiment intéressant de voir des sculptures en leur lieu d'origine à Elephanta (il serait difficile de les déplacer...), le site de Mahabalipuram que j'ai visité l'été dernier, le seul que je puisse comparer à celui-ci, m'a semblé beaucoup plus riche et nettement mieux conservé.

L'après-midi, j'ai visité le musée ex-Prince of Wales. Le bâtiment abritant ces œuvres est en lui-même très beau. Les collections sont très variées : sculptures hindoues et bouddhiques de diverses origines, miniatures, une galerie de peintures européennes appartenant à la famille Tata, des vases asiatiques, des armes, des pièces de monnaie, quelques petits bronzes (avec des explications sur les techniques utilisées), etc.

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Mumbai

2007-02-06 18:41+0530 (मुंबई) — Voyage en Inde III

Je suis arrivé à Mumbai il y a une semaine. Mardi dernier étant un jour férié, je ne pouvais pas prendre possession de mon bureau ; je n'ai donc eu aucun scrupule à profiter de cette journée pour visiter un peu Mumbai. Je me suis rendu au terminus VT du système de bus mis en place par le TIFR (bizarremment, le sigle de l'institut est écrit en lettres latines à l'arrière du bus tandis qu'à l'avant, il y a la même chose, mais en transcription devanagari).

Ensuite, j'ai marché vers le Nord puis l'Ouest, passant dans des rues étroites et encombrées. J'ai visité un temple jaïn et vu quelques mosquées. J'ai mangé dans un restaurant où les N serveurs passaient toutes les dix secondes pour me demander si je voulais un peu plus de légumes, de riz, de pains, etc. Cependant, une fois que je fus arrivé aux pots dessert de ce thali, on ne m'a curieusement pas proposé de rab de halwa ou de gulab jamun, dommage. Je suis entré dans le marché aux tissus Mangaldas ; comme souvent, en prêt-à-porter, il n'y en a que pour les dames. Un peu plus loin, après avoir croisé un défilé de sympathisants du parti du Congrès (on est en période d'élection), j'ai trouvé une boutique où m'acheter un pantalon à un tarif raisonnable.

Je me suis dirigé vers l'Ouest jusqu'à rejoindre Marine Drive, la grande route qui longe la baie. Un peu plus au Nord, la Chowpatty Beach. Ayant pour but de visiter le temple Babulnath, je prends un chemin qui monte vers la Malabar Hill. Je n'y trouve pas mon temple mais un parc pour enfants d'où je peux avoir une très belle vue sur Mumbai. Je suis redescendu et ai finalement trouvé l'entrée du temple Babulnath. Après avoir suivi le long chemin entouré de petites habitations et monté un escalier, j'ai pu visiter le temple.

Après ma visite, j'ai marché un tout petit peu jusqu'à voir des dames ayant entre leurs mains une assiette de kulfi. Je ne pouvais évidemment pas résister et ai goûté moi aussi au kulfi à la mangue. J'apprendrai plus tard que c'est la meilleure adresse de kulfi à Mumbai.

Pour rentrer, j'ai pris Marine Drive dans l'autre sens et ai vu des équipes de cricket jouer sur plusieurs terrains. Je passe non loin d'un crématorium réservé aux parsis, adeptes de Zoroastre.

Samedi après-midi, malgré un petit rhume, je suis parti à pieds de l'institut pour flâner dans les quartiers avoisinant l'ex-musée Prince de Galles. J'ai ainsi pu voir la Gateway of India, construite en 1914 en l'honneur de George V qui était venu se faire sacrer Empereur des Indes.

Les glaces vendues sur place ne sont pas à la hauteur de celles mentionnées plus haut : on dirait des kulfis que j'aurais ratés. Dans ce quartier de Kala Ghoda, un festival culturel d'une dizaine de jours vient de commencer. Je vois notamment un chanteur tibétain interpréter une chanson. Je rejoins ensuite les bâtiments de l'université, assez impressionnants par leur taille. En bas de l'un deux, on peut lire le préambule de la Constitution de 1949 de la République socialiste (sic) de l'Inde (les quatre valeurs données comme objectifs étant Justice, Liberté, Égalité, Fraternité). Je visite enfin la cathédrale Saint-Thomas, qui est toute blanche.

Ayant finalement trouvé un restaurant, je commande des idlis et un paper masala dosa. Le serveur essaie de me faire changer d'avis parce que leurs paper dosas sont très grands. Je persiste. Il avait peut-être raison parce que ce paper masala dosa étant vraiment énorme (un bon mètre de diamètre) et pas particulièrement fin (contrairement à ce que le nom paper laisse à penser). Je n'ai pas réussi à en venir complètement à bout. Sur une table voisine, une famille indienne a réussi cet exploit, mais ils s'y sont mis à trois...

Après être sorti du restaurant, je m'aperçois que mon petit rhume s'est transformé en méchant rhume 1 : je peux à peine émettre des sons pour indiquer ma destination à un chauffeur de taxi. Le premier renonce à comprendre ce que j'essaie de lui dire. Le deuxième me propose un tarif pour touriste naïf (cent roupies), je refuse. Le troisième, il devait changer une roue dont le pneu était crevé. Le quatrième arrive à me comprendre et met en marche le compteur (ce qui garantit un prix honnête, si c'est la bonne grille de prix qui est appliquée). Après qu'il a entrepris un demi-tour audacieux sur une route très fréquentée pour éviter les embouteillages, j'arrive à destination.

[1] On dirait que depuis ce matin, je vais mieux.

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Allahabad-Mumbai

2007-02-01 12:18+0530 (मुंबई) — Voyage en Inde III

Dimanche dernier, je pars vers 13h de l'institut après avoir copieusement mangé à la cantine. Le chauffeur conduit assez vite, mais c'était assez inutile en raison des embouteillages. Après quelque détour, nous arrivons à la gare d'Allahabad vers 14h où j'ai pu attendre tranquillement mon train dont le départ est prévu pour 15h10.

Comme à mon habitude dans les gares indiennes, je m'asseois sur ma valise et attend que cela se passe. Je regarde le panneau d'affichage : mon train est annoncé pour 18h10. Mon voisin, qui est de Kolkata, est venu passer une journée à Allahabad pour le Kumbh Mela. Son train est aussi retardé. Il prétend qu'il y a trois ans, le président François Mitterrand est venuau Bengale occidental pour remettre la Légion d'Honneur à Satyajit Ray ; je lui explique que c'est impossible, qu'il doit se tromper de date... De nombreux hommes religieux se sont installés dans le hall de la gare et sur les plates-formes pour attendre leur train.

Un peu avant l'heure affichée pour l'arrivée de mon train, je me dirige vers les plates-formes, en l'occurence la nº7. Comme la dernière fois que j'avais pris un train à Allahabad, je me suis fait avoir : il y a deux groupes de voies distantes de plusieurs centaines de mètres. Depuis le hall, en passant par l'extérieur, j'aurais atteint très rapidement cette plates-forme, mais j'avais déjà parcouru un dédale de couloirs surélevés quand je m'en suis rendu compte.

J'attends tranquillement, assis non loin d'un groupe de saddhus. Pendant une ou deux bonnes heures, il ne se passe rien. Aucune nouvelle de mon train. Finalement, on annonce un train sur la voie nº7, mais c'en est un autre... Une heure plus tard, on annonce l'arrivée du Mahanagari Express sur la voie nº8, juste à côté. C'est la cohue pour descendre/monter du train. J'attends que la voie soit libre pour m'installer. De toute façon, l'arrêt en gare d'Allahabad va s'éterniser. Le train part vers 21h20.

Très rapidement, nous prenons quatre heures de retard supplémentaires, délai qui se maintiendra assez régulièrement jusqu'à l'arrivée à Mumbai. Je finis mon dîner, constitué de diverses aliments achetés dans une gargote près de l'institut avant mon départ : samosas, triangles de pain frits, jalebis, etc.

Je suis en Sleeper Class. Pour six places, nous sommes neuf : il y a une famille avec trois jeunes enfants, un homme lisant un roman policier hindi et un jeune homme allant tous deux à Bangalore, et un autre. Tout le monde a un ticket, mais certains sont censément en Waiting-List et sont montés dans le train nonobstrant la non-obtention d'une place réservée. Finalement, Navdip, le jeune homme, consent à dormir par terre, les enfants se serrent et tout le monde peut dormir pendant la nuit. Pooja et Arti, les deux très jeunes filles se chamaillent beaucoup avec leur jeune frère. La plus sage des deux, Pooja, qui a commencé à apprendre à lire, déchiffre l'anglais et le hindi : pour le hindi, elle va presque aussi vite que moi, c'est-à-dire lentement, mais peine sur les ligatures ; la différence, c'est que contrairement à moi, elle doit comprendre ce qu'elle lit.

Aux arrêts dans les stations importantes, je note les horaires de passage pour comparer avec l'horaire annoncé afin de me faire une idée sur l'heure à laquelle j'arriverai à Mumbai. Cette information se révèle utile à d'autres passagers qui se rendent compte qu'ils vont manquer une correspondance à Itarsi pour Bangalore et donc rester plus longtemps dans le train pour en attraper un autre ailleurs (après avoir longuement examiné Trains at a glance qui contient tous les horaires).

Très souvent, nous sommes sollicités pour du thé, des fruits, etc. Pour mon repas de midi, j'opte pour le thali proposé par la compagnie de chemins de fer. Quand on me remet le plateau métallique, on me dit Garam-garam !. J'aurais plutôt envie de dire Thanda-thanda ! puisque ce n'était pas très chaud. Néanmoins, c'était plutôt bon. Le repas du soir s'avèrera moins bon (un byriani de légumes servi dans des barquettes métalliques jetables).

Avant de descendre à Thane, le père de famille me dit quelque chose en hindi, je ne comprends que dekhna. Bref, il semble me dire de garder un œil sur mes affaires pour qu'on ne me les vole pas.

Lundi soir, vers minuit et demie, j'arrive enfin au terminus Chhatrapati Shivaji (on me dira ensuite que tout le monde l'appelle simplement VT pour Victoria Terminus qui est son ancien nom...). Compte tenu de ces dix heures de retard, heureusement que j'étais convenu avec la personne qui m'a invité au Tata Institute de prendre un taxi plutôt que l'on envoie une voiture me chercher...

Je rétablis la modération a priori des commentaires : il y a beaucoup de spam, et je n'ai pas le temps de mettre en place un filtre bayesien dans l'immédiat.

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