Weblog de Joël Riou

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Semaine chargée

2006-03-24 00:17+0100 (Grigny) — Culture — Musique — Opéra — Mathématiques

Vingtième théâtre — 2006-03-22

Chœur d'enfants Sotto Voce

Ellina Akimova, piano

Matthieu Septier, assistant chef de chœur

Scott Alan Prouty, direction

Paris-New York !

Mardi dernier, concert du chœur d'enfants Sotto Voce. Je les avais déjà entendus en première partie lors d'un concert de negro spirituals ; j'avais vraiment adoré. Cette fois-ci, c'était dans un théâtre plus petit (du côté de Ménilmontant), avec un public essentiellement familial, et ils faisaient un concert à eux tous seuls. Il y avait une joie de chanter assez ostensible parmi ces jeunes chanteurs dirigés par Scott Alan Prouty et accompagnés de Ellina Akimova au piano. Les chansons était principalement issues du répertoire américain, mais il y avait aussi quelques chansons françaises et quelques morceaux religieux (en latin) ; ces dernières œuvres swingaient autant que les autres ! L'ensemble était divisé en deux : un chœur de jeunes enfants et un ensemble plus restreint de moins jeunes qui nous ont gratifiés de quelques extraits de comédies musicales chorégraphiés avec un certain humour. Vraiment réjouissant. En sortant de là, j'ai testé un restaurant indien du quartier. :-)

Théâtre des Champs-Élysées — 2006-03-23

Nicolas Rivenq, Alcide

Véronique Gens, Alceste

Simon Edwards, Admète

Judith Gauthier, La Gloire, Céphise, première ombre

James Oxley, Lychas, Alecton, Apollon, premier Triton

Renaud Delaigue, Straton

Bernard Deletre, Lycomède, Caron

Alain Buet, Pluton, Éole, homme désolé, Cléante

Jean Delescluse, Phérès, deuxième Triton

Hjördis Thebault, Proserpine, Nymphe de la Marne, Nymphe des Tuileries, troisième ombre, Petit chœur

Stéphanie d'Oustrac, Femme affligée, Nymphe de la Seine, Nymphe de la mer, Diane, Thétis, deuxième ombre, Petit chœur

Chœur de chambre de Namur

Jean Tubery, direction

La grande écurie et la chambre du Roy

Jean-Claude Malgoire, direction

Alceste, Jean-Baptiste Lully.

Hier soir, mon premier Lully, Alceste au Théâtre des Champs-Élysées, en version oratorio. Je n'avais pas révisé ma mythologie grecque (juste le temps de lire le synopsis avant le début du concert), il y avait une foule de chanteurs solistes (onze !) dont certains interprétaient plusieurs rôles, comme en plus j'étais un peu fatigué (et il faisait horriblement chaud à l'intérieur de la salle) et le texte français, bien que très beau, m'était insuffisamment intelligible : bref, j'ai pas mal souffert pendant les deux premiers actes. Pendant l'entr'acte, j'ai refait surface et potassé la distribution pour faire la correspondance entre les chanteurs et les personnages. J'ai donc pu apprécier bien davantage les trois derniers actes (l'œuvre doit bien faire trois heures) ; il y avait des passages carrément comiques, comme le moment où Charon, le passeur des Enfers, demande des pièces sonnantes et trébuchantes aux candidats à la traversée. Au niveau de style musical, je ne suis pas absolument fan, mais il y avait des passages que j'ai beaucoup aimés.

Théâtre des Champs-Élysées — 2006-03-24

Anna Caterina Antonacci, mezzo-soprano

Chœur de femmes de Radio France

Ken-David Masur, chef de chœur

Orchestre National de France

Sir Colin Davis, direction

Les Nuits d'été, Hector Berlioz.

Les Planètes, Gustav Holst et Colin Matthews.

Là, je rentre encore du TCE. Cette fois-ci, c'était pour un concert de l'Orchestre National de France dirigé par Sir Colin Davis. La première œuvre au programme était Les Nuits d'été de Berlioz, six mélodies sur des poèmes de Théophile Gautier. Il n'y a nul besoin de décrire le plaisir que constitue l'écoute des ces chants interprétés par Anna Caterina Antonacci. En deuxième partie, il y avait Les Planètes de Holst, et semble-t-il aussi Pluton de Colon Matthews bien que je ne l'aie pas distinguée de Neptune ; il semble que ce soit fait exprès...

À part ça, j'ai fait tout-à-l'heure un exposé au séminaire des thésards de mon institut ; mon directeur de thèse a fini de relire la dernière version de ma thèse, le jour J approche...

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Pride & Prejudice

2006-03-18 05:01+0100 (Grigny) — Culture — Cinéma — Lectures

Je parlais il y a quelque temps du film Pride & Prejudice que j'avais beaucoup apprécié. J'avais alors l'intention de lire le livre de Jane Austen dont il était une adaptation ; c'est maintenant chose faite, bien que j'aie mis pas loin de dix jours à lire ce petit livre (presqu'uniquement pendant mes trajets en RER/métro).

C'est la première fois que le lis un roman en anglais (cf. une autre entrée de ce blog pour une évaluation de mes limites en anglais). J'ai beaucoup hésité entre version originale et traduction, de peur de me rendre compte à l'usage que le lire en anglais serait trop difficile ; mais dans la librairie, j'ai parcouru la première page et me suis convaincu que cela devait être jouable. Comme ce roman a été écrit il y a presque deux siècles, j'avais un peu peur de trouver une langue différente de l'anglais actuel ; à la lecture, le style de Jane Austen m'a semblé très agréable ; ce n'est sans doute pas un hasard, puisque j'y ai retrouvé certaines traits communs avec Les Mille et Une Nuits d'Antoine Galland : j'ai un faible pour les tournures légèrement archaïsantes et pour l'excès de politesse dans les dialogues. Les personnages du roman de Jane Austen s'expriment de façon délicieuse, restant exagérément courtois en toute circonstance, sans être toujours exempts de malice. À ce titre, les (peu nombreuses) répliques de Mr Bennet sont absolument excellentes :

You judge very properly, said Mr Bennet, and it is happy for you that you possess the talent of flattering with delicacy. May I ask whether these pleasing attentions proceed from the impulse of the moment, or are the result of previous study?

Une des particularités de l'anglais utilisé dans ce livre est la proportion de mots « rares » qui semblent empruntés au français ; cela aide à la compréhension.

L'œuvre met en scène la vie d'une famille qui compte cinq filles dont les aînées sont Jane et Elizabeth. Mrs Bennet n'a qu'une envie : marier ses filles. Un jeune homme riche, Mr Bingley, vient habiter dans les environs, il est accompagné d'un ami, Mr Darcy, qui montre un orgueil excessif, à moins qu'il ne soit victime des préjugés des autres, en particulier ceux d'Elizabeth, à son égard. Le personnage principal est Elizabeth ; sans qu'elle soit la narratrice, c'est par son intermédiaire que l'histoire est contée, on voit ses sentiments évoluer, ses préjugés s'estomper...

Après avoir lu le livre, je pense toujours autant de bien de la dernière adaptation cinématographique, dont j'avais appris l'existence sur le blog de Pierre Assouline.

Rien à voir, mais je signale que Courrier international a sorti un hors-série sur l'Inde. Je n'ai pas encore fini de le lire, mais pour l'instant, cela me semble sensiblement plus intéressant que les dossiers que certains autres périodiques ont consacrés à ce pays.

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Le théorème des deux métros

2006-03-09 05:30+0100 (Grigny) — Mathématiques

N'avez vous jamais remarqué qu'en période d'affluence, il n'est pas rare de voir deux bus (appartenant à la même ligne) se suivre de très près, le premier étant plein à craquer et le deuxième presque vide.

C'est une conséquence du théorème des deux bus. Pour une raison ou une autre, un bus a pris un peu de retard, par suite les gens qui attendent ce bus aux arrêts suivants doivent attendre plus longtemps, par conséquent il y a plus de gens qui vont entrer dans ce bus-là qu'en temps normal, le bus prend encore plus de retard... jusqu'à ce que le bus suivant le rattrape. Il en résulte que si deux bus se suivent de très près, on a intérêt à monter dans le deuxième. Il y a là plusieurs subtilités : il est bien évident que si deux personnes mènent l'expérience consistant à monter l'une dans le premier bus et l'autre dans le second, c'est la personne qui sera monté dans le premier bus qui arrivera à l'arrêt-destination en premier ! En effet, les bus répugnent à se doubler entre eux. En pratique, tout le monde ou presque monte égoïstement dans le premier bus sans se poser de questions, alors que le confort est bien meilleur dans un bus presque vide que dans un bus plein. De plus, si les gens se répartissent équitablement entre les deux bus, les montées-descentes aux arrêts seront plus fluides et la bonne marche des deux bus n'en sera que meilleure. L'action collective consistant à monter dans le deuxième bus plutôt que dans le premier permet donc de diminuer le temps de trajet pour les deux bus. Si vous aimez lire dans les transports en commun, vous me direz que cinq minutes de plus ou de moins, cela ne change pas grand chose, mais encore faut-il avoir suffisamment de place pour tenir son livre devant soi.

Église des Billettes — 2006-03-07

Benjamin Alard, clavecin

Variations Goldberg, BWV 988, Johann Sebastian Bach.

Ceci s'applique aussi, dans une moindre mesure au métro. Avant-hier soir, en arrivant à la station Châtelet pour prendre la ligne nº1 (pour aller écouter Benjamin Alard interpréter les Variations Goldberg), le premier métro qui apparaît est plein à craquer ; je me dis que je vais attendre le métro suivant en vertu du théorème des deux métros, mais le conducteur annonce qu'il y a un autre métro vide juste derrière celui-ci. Manque de chance, celui-là est à peine moins plein que le précédent ; soit les gens ont appliqué d'eux-mêmes le théorème des deux métros et ont attendu sagement le métro suivant, soit ils n'ont tout simplement pas pu rentrer dans le premier... Cette mesure n'est pas très probante ; cependant, il y a quelques années, quand j'habitais non loin de la Porte d'Orléans, j'ai régulièrement constaté la configuration métro plein suivi d'un métro vide sur la ligne nº4.

Il y a encore une autre manière d'optimiser ses déplacements en métro. S'il est évident que l'on peut gagner du temps en montant à l'avant ou à l'arrière du métro pour être du bon côté à la sortie, on est parfois face au dilemme suivant : on entre sur le quai par le mauvais côté et on voudrait aller à l'autre bout pour attendre le métro, mais il y a déjà un métro qui est sur le point de partir. Contrairement à ce qui pourrait sembler trivial, il n'est pas évident qu'on ait forcément intérêt à monter dans le premier métro. S'il y a peu de monde dans la station de départ, on peut marcher tranquillement jusqu'à l'autre bout du quai pour attendre le métro suivant, le temps pour marcher le long d'une station est du même ordre que le temps séparant deux métros, on ne devrait donc pas attendre le prochain métro très longtemps, on monte dedans et à l'arrivée, on est du bon côté. Si on était monté dans le premier métro, on aurait dû marcher sur le quai de la station d'arrivée, ce qui en présence d'une foule est plus long et moins agréable, parfois on aura même pas encore fini notre traversée que le métro suivant sera déjà passé pour déverser un nouveau flot de passagers parmi lesquels le passager sus-évoqué qui aura marché tranquillement dans la station de départ et sortira finalement du métro avant nous...

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Piraté pirate ?

2006-03-06 19:18+0100 (Grigny)

Via Embruns, j'apprends que des plates-formes de téléchargement de musique en ligne dites légales sont attaquées en justice par la Spedidam au motif que ces plates-formes n'auraient pas demandé aux artistes que cette société représente l'autorisation écrite de distribuer leurs œuvres sous forme électronique.

Si les plaignants s'avéraient dans leur bon droit, ce serait une situation assez délectable...

Pour ma part, je pense que l'issue la plus saine en cette matière réside dans la licence globale obligatoire. Les tentatives de certains de vouloir inscrire dans la loi la possibilité de verrouiller les contenus me semble une très grande menace à la fois sur la liberté d'utiliser les logiciels que l'on souhaite et aussi sur les pratiques normales de copie privée 1 ; quoique je n'aie jamais utilisé de logiciel de peer-to-peer, je préfère payer une taxe plutôt que perdre ces libertés. Une licence globale optionnelle ne règlerait absolument pas le problème, puisque personne ne voudrait payer cette taxe si elle était optionnelle et que ce serait toujours le même jeu de cache-cache avec la force publique.

Malheureusement, les aléas de la politique font que si cette licence globale était adoptée, certains lobbies ne renonceraient sans doute pas et au bout de quelques années, on risquerait de se retrouver avec à la fois une taxe à payer et puis des verrous techniques ou informatiques reconnus par la loi.

Solutions : inscrire l'exception de copie privée dans la Constitution (PDF2 ? voter Bayrou ‽

[1] Je veux parler de celle exercée par le détenteur d'un enregistrement dûment acquis pour une utilisation dans un contexte familial ou amical, pas de l'échange de fichiers avec des inconnus comme l'ont prétendu les Audionautes (avec un certain succès, je dois bien l'admettre).

[2] Cela n'aurait rien de grotesque : on y a bien mis le principe de précaution.

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Bhâratî

2006-03-05 01:20+0100 (Grigny) — Culture — Musique — Opéra — Danse — Culture indienne

Palais des Congrès — 2006-03-04

Bhavna Pani, Bharati

Gagan Malik, Siddharta

Rahul Vohra, Le narrateur

Nikam Mangesh, Domraja

Yusuf Kinnu Khan, Raj

Jojo Khan, mise en scène, chorégraphie

Shirili Deshe, mise en scène

Roni Sinai, mise en scène

Kamlesh Pandey, histoire

Gashash Deshe, conception

Bhâratî, il était une fois l'Inde

Je reviens du spectacle Bhâratî (site). Ce n'était pas mal du tout, les danses étaient plutôt réussies (une bonne soixantaine de danseurs en tout). Je regrette cependant que ce fut essentiellement une juxtaposition de passages dansés (ou seulement chantés) sans réelle organisation. En fait, c'était comme un opéra baroque : récitatif, air, récitatif, air... Le récitant était plutôt sympathique, il parlait de quelques coutumes indiennes et de la pseudo-histoire, expédiée en quelques phrases : Bharati rencontre un charmant indien ayant vécu à l'étranger : Siddharta, mais son père Domraja la fiance avec un autre, Raj ; puis Siddharta va voir Domraja, et finalement il se marie avec Bharati.

Ce n'était pas désagréable, mais j'hésiterais à conseiller ce spectacle : le prix était très élevé (les places les moins chères étaient à 50 €) et puis le programme du spectacle avait un prix absolument indécent (15 €, là où en des endroits chics au possible comme le Théâtre des Champs-Élysées on se contente le plus souvent de nous faire payer au maximum 5 ou 6 €).

Les chansons étaient issues de films indiens (dont le programme n'indique pas les titres, grrr...). J'ai au moins reconnu des chansons des films suivants :

Bref, je préfère donc voir une danseuse exceptionnelle plutôt que de voir des dizaines de personnes faire de la danse synchronisée autour de danseurs leaders. Cependant, je ne regrette nullement d'avoir fait le déplacement, ces occasions étant trop rares.

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Incendie, fin.

2006-03-02 17:41+0100 (Grigny)

Ca y est. Je suis revenu à Grigny. Le sol de l'entrée et l'escalier sont un peu dégueulasses, cela sent un peu mauvais dans le couloir, mais sinon, cela va. Comme je n'avais pas pris d'écouteurs avec moi, je peux à nouveau écouter autant de musique que je veux.

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Incendie, fin ?

2006-03-01 18:13+0100 (Paris)

Mes problèmes d'appartement semblent se régler. Hier, on a changé d'hôtel (celui de Courcouronnes étant complet) pour un autre, situé rue Gay-Lussac, dans le cinquième arrondissement, ce qui est plutôt agréable, puisque cela rapproche mon agrégatif de colocataire de l'endroit où il la prépare... et moi aussi par la même occasion puisque cela me met à une vingtaine de minutes de l'Institut de Mathématiques de Jussieu (situé près de la station de métro Chevaleret) et du campus de Jussieu où j'ai des travaux dirigés à assurer demain matin (si le blocage du site ne s'est pas prolongé). En principe, je vais pouvoir retourner à Grigny demain soir. :-)

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