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Philharmonique de Radio France à Pleyel : Britten/Chostakovitch

2011-11-05 01:53+0100 (Orsay) — Culture — Musique

Salle Pleyel — 2011-11-04

Christine Schäfer, soprano

Hélène Collerette, violon solo

Orchestre philharmonique de Radio France

Jukka-Pekka Saraste, direction

Les Illuminations, op. 18 pour soprano et orchestre à cordes, sur des textes d'Arthur Rimbaud, Britten

Symphonie nº8 en ut mineur op. 65 (Chostakovitch)

L'orchestre de Radio France n'a pas rempli la salle Pleyel, mais il y a une certaine progression par rapport au concert de rentrée où la deuxième balcon avait été fermé. Ce soir, j'ai seulement été encouragé à me replacer à l'orchestre, où il y avait effectivement beaucoup de places libres. Je me suis ainsi retrouvé au rang F près de l'allée. Cela faisait longtemps que je n'avais pas vu un orchestre de face d'aussi près à Pleyel...

Le programme commence par Les Illuminations de Britten. Comme il est de Rimbaud, le texte chanté est en français. Cette langue n'est manifestement pas celle avec laquelle la chanteuse Christine Schäfer est la plus à l'aise. Musicalement, c'est une très belle découverte. L'orchestre n'est constitué que de cordes. Cela commence par une sorte de combat entre les violons I et les altos, très spectaculaire à voir d'aussi près. C'est très vif et assez illustratif du texte. La variété de sons produits par les musiciens est étonnante : à un moment, j'avais presque l'impression qu'on avait caché une trompette quelque part ! Dans le numéro Being Beauteous, la musique me rappelle le thème de Schéhérazade (Rimski-Korsakov). Le plaisir aurait été encore plus grand si l'excellente chanteuse qu'est Christine Schäfer avait mieux fait entendre le texte...

Après l'entr'acte, le plat de résistance : la huitième symphonie de Chostakovitch. Il ne faudrait pas écouter ce genre de musique trop souvent de peur de finir archi-névrosé, mais une fois de temps en temps (la dernière fois pour moi, c'était en janvier 2011), c'est un plaisir intéressant. J'ai eu peur après quelques minutes de musique d'avoir mal lu le programme tant le début de l'Adagio sonne bien. Et puis, brutalement, l'orchestre est devenu ardemment et violemment dissonnant. Il y a eu quelques accalmies, quelques quasi-interludes sortis dont ne sait où, et puis la symphonie s'est terminée après environ une heure de façon apaisée.

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