Weblog de Joël Riou

« Éonnagata au TCE | Thomas Hampson au TCE »

Deux concerts baroques

2011-01-16 01:28+0100 (Orsay) — Culture — Musique

Église des Billettes — 2011-01-14

Pierre Hantaï, clavecin

Pavane et galliarde en ré mineur (Orlando Gibbons)

Irish Toye (John Bull)

The Woods so wilde (William Byrd)

Doctor Bull's Goodnight, Trumpet Pavan, Regina Galliard (John Bull)

Fantasia (Giles Farnaby)

Three pieces (John Bull)

My Lady Nevell's Ground (William Byrd)

Toccata en ré mineur (Michelangelo Rossi)

Toccata en fa majeur (Girolamo Frescobaldi)

Pavana (Thomas Tomkins)

The King's Hunt (John Bull)

Quelques préludes et fugues (Bach)

Suite anglaise nº2 en la mineur, BWV 807 (Bach)

Vendredi soir, récital de clavecin de Pierre Hantaï à l'Église des Billettes. Le clavecin est positionné dans un angle qui doit faire que seulement une poignée de spectateurs puissent apercevoir ses mains. Au programme de la première partie, on trouve principalement des pièces de compositeurs anglais datant du début du dix-septième siècle, mais aussi de Rossi et de Frescobaldi. Je ne connaissais pas du tout ces œuvres. L'austérité d'un récital de clavecin dans une église toute obscure ne se fait plus sentir après quelques minutes de l'enchantement qu'est l'interprétation du claveciniste. Après l'entr'acte, lumières éteintes, l'interprète ne revient pas. Il devait peut-être décider en dernière minute des Pièces à déterminer annoncées, puisques une fois arrivé, il a annoncé qu'il avait vu ça dans le programme et qu'il jouerait quelques préludes et fugues de Bach. Après ceux-là, gag, il tourne les pages de son classeur dans tous les sens. Visiblement, pas de Suite anglaise nº2. Au bout de quelques minutes, ne le voyant pas revenir des coulisses, je commençais à me dire qu'il y aurait un changement de programme, mais il est bien revenu, partition en main nous l'interpréter ainsi que de nombreux bis.

Salle Pleyel — 2011-01-15

Le Concert des Nations

Jordi Savall, direction

Manfredo Kraemer, concertino

Naïs (1748), Suite d'orchestre, Jean-Philippe Rameau

Les Indes galantes (1735), Suite d'orchestre, Jean-Philippe Rameau

Zoroastre (1749), Suite d'orchestre, Jean-Philippe Rameau

Les Boréades (1764), Suite d'orchestre, Jean-Philippe Rameau

Ce soir, salle Pleyel, avait lieu un concert intitulé L'Orchestre de Louis XV. Le relatif volume sonore des percussions baroques et l'absence de voix m'avaient fait choisir de prendre une place à l'arrière-scène. Cela m'a permis de voir que la salle était très pleine (signes distinctifs : bergeries complètes, quelques places vacantes seulement au fond du deuxième balcon). L'ensemble orchestral est L'Orchestre des Nations, dirigé par Jordi Savall. Quelques jeunes musiciens suivant une formation d'interprétation de la musique ancienne ont rejoint l'ensemble. À la fin du concert, on verra quelques gestes amicaux de félicitations des anciens envers les plus jeunes.

C'est que ce concert a été un ravissement. J'ai toujours aimé Rameau, mais hors opéra (Zoroastre et Platée), je n'avais entendu en concert que des pièces jouées sur clavecin seul, exception faite du Troisième concert (1741) il y a trois ans lors d'un concert Salle Gaveau où tous les interprètes avaient pour nom de famille Hantaï ou Kuijken. Au programme, il y eut les suites pour orchestre Naïs, Les Indes galantes, Zoroastre et Les Boréades. Après cela, je crois que je vais me mettre à cocher tous les concerts Rameau qui passent.

Je ne sais plus après quel morceau contenant un solo de flûte, j'ai regardé la liste des interprètes dans le programme et me suis dit, bien sûr ! c'est Marc Hantaï que j'aurais pourtant dû reconnaître de dos, rien qu'à la chevelure. Juste devant moi se trouvent deux cornistes. Derrière leurs chaises sont posées plein de tubes. Pendant presque tout le concert, ils feront atelier montage et démontage. Entre deux manipulations, il joueront, fort bien. Le drôle d'instrument du jour est la musette de cour, une sorte de cornemuse que l'on entend dans les mouvements justement intitulés Musette. À propos des techniques de jeu, pendant les Tambourins de Naïs, j'ai vu les second violons jouer de leur instrument comme s'il s'agissait d'une guitare (en fait, vu la taille, plutôt un ukulélé) ! Amusant, je pense que c'est la première fois que je vois cette technique. La disposition des violonistes est inhabituelle aussi, puisqu'à un moment donné, je me suis dit qu'il devait y avoir un gros problème de synchronisation entre les seconds violons. En fait, celui qui n'était pas synchro' avec les autres semblait jouer la partie des premiers violons.

Ailleurs : Palpatine, Musica Sola.

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