Weblog de Joël Riou

« Deux concerts baroques | Concert Brahms/Chostakovitch à Bastille »

Thomas Hampson au TCE

2011-01-16 23:45+0100 (Orsay) — Culture — Musique

Théâtre des Champs-Élysées — 2011-01-16

Thomas Hampson, baryton

Wolfram Rieger, piano

Der Atlas, Ihr Bild, Das Fischermädchen, Die Stadt, Am Meer, Der Doppelgänger, extraits de Schwanengesang (Schubert)

Night Wanderers (Samuel Barber)

A Green Lowland of Pianos (Samuel Barber)

Solitary Hotel (Samuel Barber)

Nocturne (Samuel Barber)

Three Songs (Rain has fallen, Sleep now, I hear an army) (Samuel Barber)

Kindertotenlieder (Mahler)

J'ai rarement passé une soirée aussi pourrie lors d'un concert. D'abord, au niveau de la programmation, il y a tromperie sur la marchandise. Qu'il y ait çà et là, occasionnellement, des retouches aux programmes, des modifications dans les distributions, soit, mais qu'on remplace Winterreise par tout autre chose (avec un peu de Schubert quand même), c'est se moquer du monde.

Ensuite, il y avait à ma droite, avec heureusement un siège vacant d'isolation, un homme dont la respiration faisait un bruit invraisemblable de soufflerie (imaginer quelqu'un qui ronfle, mais éveillé). Très régulier en plus, presque synchrone avec le tic-tac d'une montre bruissant dans les environs. Quand deux spectateurs assis devant lui ont chuchoté pour se dire que c'était insupportable, il leur a carrément mis un petit coup dans les côtes.

Bref, pendant tout concert, il m'a été pratiquement impossible de me concentrer. Les extraits de Schwanengesang ne m'ont pas vraiment ébloui. L'ambiance a pas mal changé avec quelques Songs de Barber, mais en fait, il n'y a que les deux derniers des Kindertotenlieder de Mahler qui m'aient vraiment plu. Ajouter à la liste des motifs de mécontentement la manie du pianiste Wolfram Rieger de faire durer, durer interminablement la fin de chaque morceau, et une fois que la dernière corde a été frappée, la pédale enfin relâchée, laisser en suspension les mains pendant quelques secondes encore avant de passer au Lied suivant.

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