Weblog de Joël Riou

« Le Messie à Pleyel | Treemonisha au Châtelet »

La Passion selon Saint Jean à Pleyel

2010-04-04 01:51+0200 (Orsay) — Culture — Musique

Salle Pleyel — 2010-04-03

Joanne Lunn, soprano, une servante

Judith Gauthier, soprano

Helena Rasker, alto

Owen Willetts, alto

Markus Brutscher, ténor, l'Évangéliste

Nicholas Mulroy, ténor

Christian Immler, basse, Jésus

Benoît Arnould, basse, Pilate, Pierre, un garde

Les Musiciens du Louvre-Grenoble

Marc Minkowski, direction musicale

La Passion selon Saint Jean, BWV 245, Johann Sebastian Bach.

Septième Passion selon Saint Jean. Je ne m'en lasse toujours pas. Si on laisse de côté 2004, cela fait une par an depuis 2003. Voir le compte-rendu de la fois précédente pour la liste des chefs d'orchestre concernés.

Ce soir, c'était Marc Minkowski qui dirigeait son ensemble, Les Musiciens du Louvre-Grenoble. C'est la deuxième fois que je l'entends chantée par une formation très restreinte de chanteurs : huit solistes. L'aspect dramatique de l'œuvre est très bien rendu. On a même sacrifié l'entr'acte pour ne pas rompre la continuité de l'action. Markus Brutscher n'est pas un évangéliste qui ne serait qu'un lecteur de didascalies, il joue véritablement un rôle, module le ton de ses phrases (parfois de façon légèrement caricaturale), comme je ne l'ai jamais vu faire. Par son importance dans La Passion selon Saint Jean, cette voix se détache largement du reste du chœur, qui est par ailleurs assez homogène, ce qui est appréciable. Pendant les récitatifs, j'ai beaucoup apprécié le jeu du violoncelliste Niels Wieboldt.

Je crois que c'est la première fois que j'entends une version non-standard de cette œuvre. En effet, l'air pour basse et soprano Himmel, reiße, Welt, erbebe de la version de 1725 a été incorporé. C'était précisé dans le programme, mais je l'avais lu trop en diagonale avant le concert. Ce fut donc pour moi une vraie surprise après le choral Wer hat dich so geschlagen

Il y a eu quelques couacs dans les cordes, mais mon impression d'ensemble sur ce concert est très bonne.

Depuis ma récente dernière acquisition, je possède actuellement 1003 CD. Commençant à me lasser de la version des cantates de Bach de l'intégrale hänssler (Helmuth Rilling), je me suis décidé à acheter les disques du projet d'enregistrement intégral de ces cantates par Masaaki Suzuki. J'avais été très impressionné par concert au TCE qu'il avait donné et où la cantate Wachet auf, ruft uns die Stimme (BWV 140) était au programme. J'ai ainsi profité du fait que pour le vingtième anniversaire du Bach Collegium Japan, les quarante premiers CD de cette série d'enregistrement soient disponible en quatre coffrets de dix à un prix relativement abordable. Après avoir écouté pour le moment 8 des 142 cantates, je suis très content de ce choix.

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