Weblog de Joël Riou

« La Bohème à Bastille | Salomé à Bastille »

Une Bohème pas grisette du tout

2009-11-13 01:15+0100 (Orsay) — Culture — Musique — Opéra

Opéra Bastille — 2009-11-12

Massimo Giordano, Rodolfo

David Bizic, Schaunard

Inva Mula, Mimi

Wojtek Smilek, Colline

Ludovic Tézier, Marcello

Matteo Peirone, Benoît

Rémy Corazza, Alcindoro

Natalie Dessay, Musetta

Pascal Meslé, Parpignol

Andrea Nelli, Sergente dei doganieri

Marc Chapron, Un doganiere

Myoung-Chang Kwon, Un venditore ambulante

Daniel Oren, direction musicale

Jonathan Miller, mise en scène

Dante Ferretti, décors

Gabriella Pescucci, costumes

Guido Levi, lumières

Alessandro Di Stefano, chef de chœur

Orchestre et Chœur de l'Opéra national de Paris

Maîtrise des Hauts-de-Seine / Chœur d'enfants de l'Opéra national de Paris

La Bohème, Puccini

Je suis retourné ce soir voir La Bohème, ce qui m'a aussi donné l'occasion de finir de lire le programme. Cette fois-ci, je suis au deuxième balcon, dernier rang légèrement de côté.

C'est loin, il faut les jumelles pour distinguer quelqu'expression sur le visage des chanteurs. Malgré cela, c'est un vrai plaisir d'être là. Les conditions d'écoute sont merveilleuses. La musique paraît beaucoup plus claire. Je n'ai vraiment pas entendu la même chose que la semaine dernière où j'étais au premier balcon. Bravo à l'orchestre de l'Opéra et à Daniel Oren.

Si j'y suis allé deux fois, c'est qu'il y avait essentiellement deux distributions différentes dans les deux premiers rôles. Si j'avais apprécié Stefano Secco et été un peu déçu par Tamar Iveri, les solistes de ce soir ont fait une très forte impression. A priori, je pouvais craindre de n'entendre pas un volume sonore suffisant depuis les places les plus éloignées du théâtre. Quand Massimo Giordano (Rodolfo) a commencé à chanter, cette crainte s'est évanouie. Il faisait ses débuts à l'Opéra de Paris avec cette production. Quels débuts ! Dans le rôle de Mimi, Inva Mula que j'avais déjà entendue dans Mireille était magnifique. C'était la dernière de Ludovic Tézier dans le rôle de Marcello pour ce passage ; les prochaines représentations seront assurées par Dalibor Jenis. Natalie Dessay a été une bonne actrice qui chante :

Musette : (Maintenant il s'agit de me débarasser du vieux)
(feignant d'éprouver une vive douleur)
Aïe !

Alcindoro : Qu'est-ce ?

Musette : Une douleur ! Une brûlure !

Alcindoro : Où cela ?

Musette : Au pied !

S'il y a un seul détail que je n'aime pas dans les prestations de Natalie Dessay, c'est que, parfois, quand le rôle fait qu'elle doit crier, un affreux bruit strident sort de sa bouche (le cas a dû se présenter au moins dans Lucia di Lammermoor et dans La fille du régiment). Le Aïe d'il y a une semaine rentrait dans cette catégorie. Celui de ce soir était nettement moins déplaisant. L'effet comique de la situation était peut-être mieux rendu aussi.

C'était une des plus belles soirées d'opéra que j'ai eues. Il est rare d'entendre quatre chanteurs aussi irréprochables dans les quatre rôles principaux d'un opéra, évoluer dans d'aussi beaux décors et une aussi belle musique.

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Commentaires

1. 2009-11-16 17:47+0100 (brigitte)

je suis entièrement d'accord avec vous : il est rare, dans une même distribution, d'avoir quatre chanteurs (ses) aussi exceptionnels... Cela faisait plaisir aussi de voir des décors différents à chaque acte !


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