Weblog de Joël Riou

« Kozhikode | Mahé »

Wayanad

2011-08-03 16:26+0530 (കല്പറ്റ) — Voyage en Inde X

Hier matin, j'ai pris un bus à Kozhikode pour Kalpetta, qui se trouve dans le district du Wayanad, très proche du point-triple entre le Kerala, le Karnataka et le Tamil Nadu. Le district se trouve dans la chaîne montagneuse des Ghats occidentaux. Les paysages vus depuis le bus sont superbes. En 2006, j'avais déjà traversé cette chaîne de montagne pour aller d'Ernakulam (Kochi) à Mysore. Lors de ce trajet de nuit, je n'avais remarqué que le dénivelé et les nombreux virages.

Le trajet en bus a pris environ trois heures. Je suis descendu dans la petite ville de Kalpetta. Cette ville est plus étendue que ce à quoi je m'attendais. Cependant, elle est essentiellement organisée autour de la route principale qui la traverse du Sud au Nord. Il n'y a pas beaucoup de lieux à y visiter. Hier, après quelques kilomètres de marche vers le Nord, j'ai trouvé un temple Puliyarmala Ananthnath dont la porte intérieure était fermée. Au Sud, le temple d'Ayappa l'était aussi. De même, une église dont j'ai oublié le nom était également fermée. Seules les mosquées montraient une certaine activité en ce début du Ramadan.

Ce matin, c'est justement l'Azan de la mosquée voisine qui m'a réveillé vers 5h... Je suis alors saisi par le froid ambiant, que je n'ai jamais connu en Inde en cette saison (j'avais coupé le ventilateur...). À une heure un peu plus décente, j'ai pris un bus pour me rapprocher de la ville de Sultanbatheri située à une vingtaine de kilomètres à l'Est. Je voulais m'arrêter en route, mais comme c'était un bus longue distance, les arrêts étaient limités. J'en ai profité pour commencer à visiter le temple jaïn du XIIIe siècle qui s'y trouve, ce que j'avais de toute façon l'intention de faire. La description de ce temple dans le guide Lonely Planet est exagérément laudative. Il n'y a pas tant que cela de sculptures à admirer, en dehors de quelques piliers, de toute façon très érodés. À l'intérieur, on ne voit que des fragments de tirthankars.

J'ai pris un bus local dans la direction opposée pour descendre à Kolagapara, comme on me l'avait indiqué à l'hôtel. Je me suis ainsi retrouvé exactement à l'intersection depuis laquelle on peut accéder aux grottes d'Edakkal. Il y a de quoi être surpris d'avoir à payer 80 roupies de rickshaw pour y aller, mais elles sont effectivement situées très en retrait, à une dizaine de kilomètres. La route est assez souvent très défectueuse. À l'entrée, un chemin monte en direction des grottes. Curieusement, on y a installé il y a quelques années des sculptures chrétiennes. Le chemin grimpe assez dur, et au moment de redescendre, plusieurs jeunes gens essouflés me demanderont combien de kilomètres il reste à faire. Ce n'était pourtant pas très long...

J'arrive ensuite au guichet, et alors il faut faire très attention parce qu'il faut grimper sur des escaliers métalliques ou grimper pierre après pierre. La première grotte ne contient essentiellement rien. La deuxième, la plus haute, est recouverte d'inscriptions gravées dans la pierre. On reconnait quelques formes humaines, mais le peu de lumière fait qu'on n'y voit pas grand'chose...

Ayant fait attention aux principales intersections situées sur la route, je décide de rejoindre la route principale à pieds. Au bout d'une heure et demie de marche, une homme (chrétien à longue barbe) appelé Cletus m'a proposé de monter en voiture puisqu'il allait dans la même direction. Comme il ne parlait ni anglais ni même hindi, je n'ai pas pu discuter beaucoup avec lui sur les deux ou trois kilomètres restants avec l'intersection avec la grand'route où nous prenions des directions opposées. Dans le bus de retour pour Kalpetta, j'ai discuté avec Dr. Chandrasekhar, qui est originaire du Karnatake et travaille ici depuis un an. Il m'explique qu'ici, c'est la vraie Inde et que lui-même a dû mal à se faire comprendre puisque la plupart des gens ne comprennent que le malayalam.

Lien permanent


Commentaires

Vous pouvez poster un commentaire grâce au formulaire ci-dessous.

Nom ou surnom (obligatoire) :
Adresse email (facultative, n'apparaîtra pas publiquement sur ce site) :
Site Web (facultatif) :
Faire conserver ces coordonnées par mon navigateur ?
Pour montrer que vous n'êtes pas un robot stupide, veuillez recopier les chiffres 25683, dans l'ordre inverse :
Le commentaire (de grâce, évitez le SMS-speak) :

Ne mettez que du texte dans les commentaires ; vous pouvez néanmoins insérer des liens en saisissant par exemple <URL: http://www.google.fr/ > (à savoir « <URL: », une espace, l'URL proprement dite, une espace, et enfin « > ».

Date de génération : 2021-02-27 10:39+0100 ― Mentions légales.