Weblog de Joël Riou

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Gaya

2010-08-13 18:22+0530 (गया) — Voyage en Inde IX

Quelle désolation ! Des rues poussiéreuses quand le solei frappe. Des rues boueuses quand la pluie a passé. Entre les deux, des rues inondées.

Ce matin, j'ai grimpé au sommet de Brahmayoni Hill (curieusement appelé Brahmajuni Hill dans mon guide). J'ai eu du mal à trouver comment y monter. J'ai beaucoup marché vers le Sud dans des ruelles avant de demander mon chemin. Un client d'une pharmacie a pu me confirmer que c'était la bonne direction. Plus loin, arrivé à un croisement, j'ai préféré prendre un rickshaw, l'homme-moteur ayant compris où je voulais aller. Cela bouchonne à un endroit où la boue rassemblée en tas est en train d'être enlevée. Le rickshaw me fait ensuite passer à sec au-dessus de vastes mares.

L'ascension des 430 marches n'est pas très intéressante. Quelques sanctuaires hindous et bouddhistes sur le chemin et au sommet, mais rien de remarquable, et la ville de Gaya n'est pas beaucoup plus belle vue de dessus.

Je me dirige ensuite vers le temple Vishnupad. Je vois le panneau Entry of non-hindus is restricted.. Comme restricted est moins fort que forbidden, j'essaie d'enter, mais à peine ai-je vu de plus près que de l'extérieur la structure en pierre noire que l'on me demande de sortir.

J'ai fait le tour de l'enceinte, passant dans une sorte de hangar, où il y avait quelques bûchers qui n'avaient apparemment rien de funéraire et ai continué à marcher un peu le long des ghats donnant sur la rivière Phalgu qui semble presqu'à sec. Je trouve une autre petite entrée vers le temple, mais n'ose pas m'approcher de trop près.

Après avoir traversé un dédale de ruelles, j'ai pu demander à un rickshaw de me ramener à l'hôtel, mais quand la pluie a commencé à tomber, il a mis pieds à terre.

La pluie est devenue violente, le tonnerre a grondé et des éclairs ont frappé. Très vite, la rue a été inondée. Un tas d'ordures a été escamoté à la vue par la montée des eaux. Quand un bateau^Wvéhicule passe, une grosse vague se forme et éclabousse les quais, la sorte de trottoir où je me suis réfugié dans l'abri offert par quelque boutique.

Quelques uns ayant tenté la traversée du carrefour avec de l'eau jusqu'aux genoux chutent à cause de menus obstacles invisibles sous l'eau (les signes faits par les personnes présentes pour les indiquer étant largement insuffisants). Des enfants à trois sur un vélo tombent sur le côté, faute d'une vitesse suffisante. Des cycle-rickshaws déraillent au milieu du carrefour. Des sacs en plastique s'accrochent aux pignons et aux roues. On encourage des motards intrépides qui foncent en espérant avoir assez d'élan. Une voiture a du mal à redémarrer après la traversée. Vu qu'elle arborait un drapeau du BJP, il ne m'eût pas déplu qu'elle y élût définitivement domicile. Des écoliers en uniforme hésitent à descendre de leur car de transport scolaire. Tout le monde semble trouvé la situation amusante.

La pluie ayant cessé, je comprends que mon rickshaw-wallah ne m'emmènera pas plus loin. Je dois donc retrousser mon pantalon jusques au-dessus du genou, prendre mes chaussures dans la main gauche et avancer à tâtons. En effet, sinon je les eusse sans doute perdues : beaucoup de chaussures flottaient déjà à la surface...

Le sol est très accidenté, à chaque pas, on peut poser le pied sur un tas de gravillons, un gros caillou, etc. Surtout, des sacs en plastique gonflés par les eaux se prennent dans mes pieds. Finalement, j'ai réussi à m'en sortir quelques centaines de mètres plus loin sans que mon sac et mon appareil-photo fussent engloutis.

Aujourd'hui un peu plus que d'habitude, j'ai pris soin de ne pas utiliser de bouteilles en plastique. Ordinairement, quand je demane un Fanta ou une Mirinda (deux boissons orange équivalentes, garanties sans fruit), j'insiste toujours pour prendre des bouteilles de verre, qui seront recyclées. En complément, j'ai pris pas mal de jus de citron pur (ceux d'ici ne sont pas très acides) et des lassis.

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