Weblog de Joël Riou

« My Name is Khan | Pune interdit le voile intégral »

Divers

2010-02-20 22:41+0530 (मुंबई) — Voyage en Inde VIII

Jeudi, j'ai passé la fin de l'après-midi au Homi Bhabha Auditorium, une salle de taille fort respectable (plus de 500 places) se trouvant dans l'enceinte du TIFR. Il y a avait un programme de chansons hindi et marathi. Je n'ai pas très bien compris ce qui se passait, mais apparemment, Milind et Manisha Joshi auraient donné des cours de chant pendant quelques semaines et le spectacle consistait en les prestations de leurs élèves. Certains d'entre eux se débrouillaient plutôt bien. À la toute fin, soit après plus de deux heures, Milind et Manisha Joshi ont eux aussi chanté.

Hier soir, je voulais dîner dans un restaurant de fruits de mer, un restaurant que j'avais eu beaucoup de difficulté à trouver lors d'un précédent voyage. Je me souvenais que le nom n'était écrit qu'en hindi et qu'il était difficile à repérer, mais il me semblait qu'on le voyait de l'extérieur. Ce n'est plus le cas, et si on peut encore voir à l'intérieur les vestiges d'un panneau avec le nom du restaurant, entrant dans la maison, on s'apercevra qu'il ne s'agit plus d'un restaurant comme l'habitant que j'y ai vu me l'a annoncé : Anantashram has permanently closed..

J'ai trouvé un restaurant moins bon et plus cher un peu plus au Nord et ai continué vers Chowpatty Beach, non loin de laquelle se trouve le fameaux New Kulfi Centre. De retour à la station Church Gate, j'ai marché dans le quartier de Kala Ghoda jusqu'à la Gateway of India, qui est éclairée la nuit.

À Chennai, j'avais acheté pour cent roupies une Smart Card, une carte permettant d'acheter ses tickets de transport ferroviaire sur les machines automatiques que l'on trouve dans certaines stations. Cela me fut très pratique. Une anecdote : dans une des stations, quelqu'un faisait une sorte de traffic en vendant les billets qu'il sortait grâce à sa propre carte. Il peut vendre au même prix que le guichetier tout en faisant un bénéfice car pour cent roupies réelles dépensées pour alimenter la carte, on peut acheter pour quelques roupies de plus de tickets. Comme j'avais déjà une carte, il a fallu lui faire comprendre qu'il pouvait retirer la sienne... Bref, j'avais ainsi une Smart Card devenue presque vide. Le système utilisé à Chennai ayant apparemment été testé à Mumbai, on n'aura pas pris le soin d'adapter le texte qui est écrit sur cette carte. On peut ainsi y lire quelque chose comme À utiliser dans les trains locaux de l'agglomération de Mumbai. Bien sûr, arrivé à Mumbai, j'ai tenté de voir si c'était vrai. Déception : le système reconnaît que la carte n'a pas été émise pour la bonne zone.

Ce matin, dans le Hindustan Times (le journal dont on me donne un exemplaire tous les jours, que je lis, faute de mieux), je découvre qu'une pâtisserie française a ouvert : Le 15. Renseignement pris par téléphone, il n'ont pour le moment qu'une grande cuisine où les pâtisseries (macarons, etc.) sont préparées et il n'y a que la possibilité de se faire livrer, ce qui ne serait pas très pratique pour moi. La responsable (qui a commencé par dire Bonjour quand on lui a passé le téléphone !) me dit qu'il ouvriront sans doute une boutique ; je lui réponds que je pars dans dix jours et que ce sera pour une prochaine fois. Quand la boutique existera, je n'ose pas imaginer les confusions qui résulteront dans l'esprit des locaux.

Je viens de dîner au Delhi Darbar, près de Regal Circle. Peu de plats végétariens. Service exécrable. Exemples : quand on m'apporte mes plats, ceux-ci sont posés sur une sorte de tabouret haut pliable, et le serveur se rend alors compte qu'il va avoir besoin d'une cuiller. Il se déplace vers le tiroir plus loin et en rapporte une. Tiens, une fourchette sera aussi nécessaire ; il y retourne. Cinq minutes plus tard, réalisant qu'une paille pourrait servir à boire un lassi, rebelote. Pour un restaurant chic, cela fait un peu amateur. Sur une table voisine, non seulement on débarasse la table de deux clientes qui sont sur le point de partir, ce qui tout à fait normal, mais, sans attendre qu'elle soient parties, on commence déjà à dresser la table pour les clients suivants : nappe, verres propres, etc. On ne m'a même pas spontanément proposé de l'eau (minérale ou regular) ni passé de serviettes, ce qui aurait eu quelque utilité s'agissant d'un plat en sauce dégusté avec des parathas (mauvais).

J'utilise maintenant les bus locaux pour rejoindre le quartier autour du cinéma Regal et en revenir. Leur usage est assez acrobatique. Il faut d'abord savoir exactement où les prendre, parce que le bus n'est jamais complètement à l'arrêt, on n'a que quelques fractions de secondes pour monter dedans, donc si on est cinq mètres trop loin, c'est perdu. Bien que j'indique distinctement le terminus du bus Navy Nagar, je dois répéter pas mal de fois avant d'être compris. Le conductor semble attendre que je fasse quelque chose, comme par exemple payer, mais s'il ne m'indique pas préalablement le prix, c'est moins pratique. Tout à l'heure, je prenais le bus au point de départ : impossible de monter dedans avant qu'il ne démarre. J'en vois deux filer avant de saisir qu'on est obligé de monter dedans cinquante mètres plus loin. Comme dans le cas général, on n'a alors plus que quelques fractions de seconde pour déchiffrer les caractères devanagari indiquant la destination (qui importe peu depuis cet arrêt puisqu'il n'y a pas énormément de façons de s'éloigner de Navy Nagar pour voie terrestre) et arriver à montrer à bord avant le prochain cahot.

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