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Musique de chambre de Mozart pour les musiciens de l'Orchestre de Paris et Menahem Pressler

2012-05-06 21:18+0200 (Orsay) — Culture — Musique

Conservatoire national supérieur d'art dramatique — 2012-05-06

Menahem Pressler, piano

Alexandre Gattet, Gildas Prado, hautbois

Philippe Berrod, Olivier Derbesse, clarinettes

Giorgio Mandolesi, Lola Descours, bassons

Benoît de Barsony, André Cazalet, cors

Sérénade pour 8 instruments à vents nº11 en mi bémol majeur, KV 375 (Mozart)

Quintette pour piano et vents en mi bémol majeur, KV 452 (Mozart)

Clair de lune (Debussy)

Sérénade pour 8 instruments à vents nº12 en ut mineur, KV 388 (Mozart)

Des musiciens de l'Orchestre de Paris faisaient ce week-end trois concerts de musique de chambre au Conservatoire national supérieur d'art dramatique. Préférant la manière qu'a Mozart d'écrire pour les instruments à vents, je me suis contenté du dernier des trois concerts prévus, ce dimanche après-midi.

Qu'il est agréable de de voir des musiciens prendre visiblement beaucoup de plaisir en interprétant leur programme musical ! Pendant la Sérénade nº11, je suis subjugué par le clarinettiste Philippe Berrod vers lequel les regards des autres musiciens semblent régulièrement converger. Le corniste André Cazalet bat la mesure avec son pied gauche et par d'adorables mouvements de tête, laquelle exprime une certaine appréciation de ce que font ses camarades. Les mouvements qui m'ont le plus plu sont le premier (Allegro maestoso), le troisième (Adagio) et le cinquième (Allegro) qui est un peu fugué et qui fait se répondre de manière amusante les différents instruments à vents comme pourraient le faire des oiseaux..

L'effectif se réduit pour le quintette. Restent, de gauche à droite, Alexandre Gattet, Giorgio Mandolesi, André Cazalet et Philippe Berrod, tandis que Menahem Pressler (88 ans) s'installe au piano. Mon mouvement préféré a été le mouvement lent (Larghetto) dans lequel l'équilibre entre le piano et les quatre autres musiciens était à mon goût le meilleur. J'ai tout particulièrement aimé la façon dont les thèmes se passaient d'un musicien à un autre et aussi une exquise ornementation (trille) à la fin d'une phrase du hautbois, qui passait ensuite au cor et au basson. J'appréciais d'autant plus les barres de reprise... En bis, le pianiste a livré une interprétation de Clair de lune (Debussy) qui m'a beaucoup ému.

La Sérénade nº12 m'a paru moins drôle que la nº11, mais les instruments m'ont semblé y avoir des rôles plus équilibrés. La clarinette nº1 était cette fois-ci Olivier Derbesse qui a aussi un très beau son. Par moments, seuls les bassons et les hautbois jouaient. J'appréciais alors les regards vers les hautboïstes de Giorgio Mandolesi (dont le visage avait davantage rougi que celui de sa consœur Lola Descours). Ensemble ou seuls, les deux hautboïstes ont fait entendre leur son particulier, celui de Gildas Prado étant d'une grave beauté !

Des concerts comme ça, j'en redemande !

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