Weblog de Joël Riou

« Les Démonstrations de l'École de danse de l'Opéra | Le Ring sans paroles à Pleyel »

Musique espagnole pour le Colonne à Pleyel

2011-12-06 23:59+0100 (Orsay) — Culture — Musique

Salle Pleyel — 2011-12-06

Orchestre Colonne

Laurent Petitgirard, direction

Prélude à l'après-midi d'un faune (Debussy)

Jean-Claude Pennetier, piano

Concerto pour piano (Graciane Finzi)

Nuits dans les jardins d'Espagne (Manuel de Falla)

Soirée dans Grenade (Debussy)

España, Chabrier (bissé)

Après un programme russe, c'est un programme espagnol que le Colonne a donné ce soir à Pleyel.

Cela commence curieusement par le Prélude à l'après-midi d'un faune. Cette programmation semble liée à l'arrivée d'une nouvelle flûtiste solo dans l'orchestre. Le tempo m'a paru parfois légèrement lent, mais j'ai apprécié de réentendre cette œuvre que je n'avais pas entendue en concert depuis environ deux ans.

Vient ensuite l'œuvre contemporaine du programme. Je suis d'habitude assez content des choix du Colonne en la matière. Ce soir, j'ai été moins convaincu. Cela semble très bien joué, mais cela faisait quand même beaucoup musique de fin du monde. Une bombe nucléaire vient d'exploser. Les survivants essaient de tenir et rampent sur le sol... Les cordes poussent des cris stridents... Dans les deux premiers mouvements, on oublie presque que c'est un concerto pour piano. Jean-Claude Pennetier joue des suites d'accords plus ou moins brutaux. Cela devient subitement beaucoup plus virtuose dans le troisième mouvement, qui se termine avec un très violent crescendo (pour les spectateurs d'arrière-scène en tout cas...).

Je connais très mal la musique de Falla. Après l'entr'acte étaient jouées les Nuits dans les jardins d'Espagne. C'est assez varié et un peu plus moderne que ce que j'imaginais a priori, surtout dans le début de l'œuvre. La pièce de Debussy qui a été jouée ensuite Soirée dans Grenade est tout autant adorable, mais le style de la pièce me surprend encore plus ; j'ignorais que Debussy avait écrit une musique aussi ethnique.

Enfin, pour conclure le concert, España de Chabrier, que je connaissais, mais que je n'avais jamais entendu en concert. La direction est un peu lente la première fois qu'elle a été jouée. Cela m'a permis d'entendre des détails qui sinon resteraient cachées par la vitesse et les décibels, mais, ce morceau ayant été bissé, j'ai quand même préféré la deuxième interprétation, plus vive et plus énergique qui en a été faite quelques minutes plus tard.

Sinon, à signaler : quelques drôles de lascars dans le public. Devant moi, pendant tout le concert, un spectateur n'a pas arrêté de lire un manuel de corporate responsability et de tapoter des messages sur son téléphone portable. À côté de moi, un autre feuilletait un catalogue, toussait et s'est même levé de sa place pendant l'exécution d'une œuvre pour mieux voir ce qui se passait du côté des percussions (qui sont cachées depuis certaines places de l'arrière-scène).

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