Weblog de Joël Riou

« Belur | Bangalore »

Halebid

2011-08-11 15:18+0530 (ಬೆಂಗಳೂರು) — Voyage en Inde X

Avant-hier, je suis allé à Halebid. J'ai perdu pas mal de temps à la gare routière puisqu'après une bonne demi-heure d'attente aucun bus n'était venu. J'ai donc décidé d'aller à Belur et de prendre une correspondance. Là encore j'ai attendu un peu à l'emplacement nº1 mais rien ne venait. Puis j'ai entendu un trisyllabe qui était crié depuis le croisement près de la gare routière. Le trisyllabe était répété par salves de quatre ou cinq. Le cri était tellement indistinct qu'il fallait bien cette répétition pour le distinguer de mots pourtant dissemblables comme Bangalore ou Mangalore. C'était bien un minibus à destination de Halebid. On ne démarre pas avant qu'il soit plein, notion qui ne se réduit pas à l'occupation des places assises.

Je n'ai donc visité le temple Hoysaleshwara qu'en milieu d'après-midi. Contrairement au temple de Belur qui est vishnouïste, celui-ci est shivaïte. À l'intérieur, on voit ainsi un lingam drôlement décoré et à l'extérieur plusieurs grands Nandi veillent. L'extérieur de ce temple assez vaste est très finement sculpté. Dans les hauteurs de ses moindres recoins, on découvre des divinités diverses : Shiva, Ganesh dansant, Brahma, Vishnu et ses avatars (Krishna joueur de flûte, Varaha, Narasimha, Vamana, Vamana devenu Trivikrama), Garuda mangeur de serpents. Dans les frises horizontales, des danseuses et musiciens sont représentés ; on devine même quelques sculptures érotiques. Une frise représente aussi quelques scènes des épopées. Je n'en ai pas reconnu beaucoup avec certitude si ce n'est celle (qui apparaît deux fois) où Rama lance une flèche qui traverse sept arbres avant d'atteindre sa cible ou celle où Vishnu est couché sur le serpent Shesha.

Un peu au Sud du centre se trouve un autre temple shivaïte. Du fait de son léger éloignement, je l'ai eu pour moi tout seul pendant ma visite, si on met de côté le porteur de clefs qui m'a ouvert la porte permettant d'accéder à l'intérieur (peu intéressant). Comme l'autre temple, il est situé sur une plate-forme. Sur les hauteurs, des divinités variées sont représentées (Ganesh dansant, Varaha, Rama et Lakshman, Garuda, Trivikrama, etc), mais ce qui a été le plus émouvant pour moi a été de faire une deuxième fois le tour du temple en regardant les sculptures situées moins en hauteur. Sur une des frises on peut en effet admirer des scènes des épopées. Cela a commencé quand j'ai remarqué le barattage de la mer de lait, une sculpture très endommagée où l'on ne reconnaît plus que le serpent Vasuki et ceux qui tirent dessus pour faire tourner le mont Mandara (qui a disparu du fait de la dégradation). On voit aussi Bhishma sur son lit de flèches, Rama tuant un serpent d'une flèche ayant traversé sept arbres, Sita dans l'ermitage de Valmiki, la construction du pont par les singes pour rejoindre Lanka, etc.

Dans le voisinage se trouvent aussi des temples jaïns dont les deux plus grands sont les temples de Parshvanath et Shantinath. Ils contiennent chacun un assez grand nombre de colonnes et piliers, et au sommet de l'un d'entre eux, on peut apercevoir quelques sculptures. Je me suis désaltéré d'une Mirinda tiède non loin de là. À l'entrée de la boutique, sur deux sortes de tapis d'un mètre carré environ, séchaient du riz et des piments rouges.

Le retour à Hassan, toujours en minibus surchargé, a été interminable, tant l'engin faisait la tournée des plus petits villages.

Hier, j'ai passé ma journée à lire et à manger. Le retour du restaurant du dîner a été plus long que prévu. Ainsi, j'ai vu qu'en dehors des grands axes de la ville, les rues sont complètement défoncées.

J'avais prévu de venir à Bangalore en train la nuit prochaine. N'ayant plus rien à faire à Hassan, je suis venu ce matin en bus. Cela a pris un peu plus de quatre heures (l'embouteillage à l'arrivée rallongeant un peu le trajet...). La route empruntée est la NH4 dont quelques tronçons ont été améliorés. Quand la route n'est pas une nette quatre voies, on voit au bord de la route plein de maisons à moitié démolies et à moitié habitées : il faut laisser passer la grand'route...

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