Weblog de Joël Riou

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Amel Brahim-Djelloul et le Pasdeloup au Châtelet

2011-03-27 00:57+0100 (Orsay) — Culture — Musique

Théâtre du Châtelet — 2011-03-26

Amel Brahim-Djelloul, soprano

Gilles Apap, violon

Rachid Brahim-Djelloul, violon

Nourredine Aliane, ud

Dahmane Khalfa, derbouka et percussions

Jason Meyer, violon solo

Orchestre Padeloup

Benoît Girault, direction

Shéhérazade, Rimski-Korsakov

La Serena

Klaa Beni Abbes

Deux Mélodies hébraïques, Maurice Ravel

Concerto pour violon et orchestre (deuxième mouvement), Khatchaturian

Ce samedi après-midi, ma visite semestrielle au Théâtre du Châtelet pour un concert sélectionné pour la très-charmante soprano Amel Brahim-Djelloul. L'occasion aussi d'entendre une première fois l'orchestre Pasdeloup. Le programme n'était pas très clair ; je n'ai compris le déroulé du concert qu'en cours de route. Au lieu de jouer les quatre mouvements de Shéhérazade à la suite, on a en effet intercalé diverses œuvres méditerranéenisantes entre les différents mouvements. Les chansons originaires d'Espagne ou du Maghreb La Serena et Klaa Beni Abbes sont jouées au violon par Rachid Brahim-Djelloul, le frère de la soprano, avec aussi un ud et des percussions. Vu la différence de style par rapport au lyrique, il fallait être particulièrement audacieux pour chanter ces chansons sans sonorisation dans un tel théâtre. Cela passe étonnamment bien ! Du point de vue vocal, j'ai surtout aimé la première mélodie hébraïque de Ravel (orchestrée). La deuxième est en yiddish ; cela m'a fait bizarre parce que c'est la première fois que j'entends un chant dans cette langue que j'eusse prise pour de l'allemand si je ne l'avais pas lu dans le programme. On a aussi inséré un mouvement du concerto pour violon de Khatchaturian. Les solos de violons sont joués par Gilles Apap, que ce soit dans ce concerto que dans Shéhérazade (à part au tout début où c'était Rachid Brahim-Djelloul). Au lieu de rester à la place traditionnelle du soliste dans un concerto pour soliste et orchestre, à savoir à la gauche du chef, il entrait et sortait de scène, passait devant l'orchestre, derrière le chef, tout en jouant et en gardant un air décontracté. Cela pouvait se défendre dans Shéhérazade parce que cela coïncidait toujours avec l'apparition-réapparition du même thème qui semblait à chaque fois revenir de loin, m'enfin dans le mouvement de concerto pour violon, cela ne faisait juste pas très sérieux. (J'ai aussi remarqué une technique violonistique que je n'avais encore jamais vue : parfois, au lieu de maintenir le violon dans le cou avec le menton sur la mentonnière, le violon était parfois tourné vers l'avant, dans un plan presque vertical, la tranche contre le menton. Cela porte un nom ?)

Bien que j'aie plutôt passé un bon moment, ce concert s'effacera probablement assez vite de ma mémoire. Comme j'avais du temps devant moi avant le concert qui suivait, je suis resté pour la séance de dédicaces et ai ainsi pu féliciter Amel Brahim-Djelloul pour son interprétation des Quatre poèmes hindous mis en musique par Maurice Delage (dans son album Les 1001 nuits avec la pianiste Anne Le Bozec) ; j'aime tout particulièrement Lahore : Un sapin isolé (pas de lien parce que pas trouvé sur Deezer).

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