Weblog de Joël Riou

« Solistes du Berliner Philharmoniker et Yuja Wang à Pleyel | Christophe Rousset aux Billettes »

Bacchus et Ariane au TCE

2011-03-25 01:32+0100 (Orsay) — Culture — Musique

Théâtre des Champs-Élysées — 2011-03-24

Jean-Yves Thibaudet, piano

Sarah Nemtanu, violon solo

Orchestre national de France

Yutaka Sado, direction

Air de la troisième suite pour orchestre, BWV 1068 (Bach)

Gwendoline (Ouverture) (Chabrier)

Concerto pour piano et orchestre nº5 L'Égyptien en fajeur opus 103 (Saint-Saëns)

The Shining One, concerto pour piano et orchestre (Guillaume Connesson)

Intermezzo nº2 en la majeur (Brahms)

Bacchus et Ariane (Suites nº1 et 2), Roussel

Un peu plus d'un mois s'est écoulé depuis le catastrophique Fidelio dirigé par Kurt Masur. On reprend ce soir le même orchestre, mais cette fois-ci heureusement dirigé par Yutaka Sado, dont je m'aperçois que je ne l'avais vu que deux fois avant avec l'orchestre Lamoureux.

En hommage aux victimes du tsunami et en présence de l'ambassadeur du Japon, l'orchestre commence par l'Air de la troisième suite pour orchestre de Bach, suivi d'une minute de silence. Oui, le TCE a été parfaitement silencieux une minute, c'est absolument incroyable : les toux maladives n'ont surgi qu'à la toute fin. Vint ensuite l'ouverture de Gwendoline de Chabrier. On a beau dire que c'est wagnérien, comme avec Franck, je préfère de loin l'original. En dehors du Roi malgré lui, il n'y a à peu près rien de Chabrier que je puisse supporter... Je ne dirai rien du concerto pour piano L'Égyptien de Saint-Saëns pendant lequel je n'étais pas loin de m'assoupir (par fatigue plus que par indifférence). Le court concerto pour piano et orchestre de Guillaume Connesson (qui est venu saluer) dédié à et créé en 2009 par Jean-Yves Thibaudet est plutôt agréable à écouter. Le concerto est intitulé The Shining One. C'est raccord avec le bijou brillant et über-bling-bling que le pianiste porte au niveau de la ceinture.

Si je suis venu assister à ce concert, c'est pour la deuxième partie où l'on joue les suites pour orchestres tirées du ballet Bacchus et Ariane d'Albert Roussel, un compositeur que j'ai découvert par son opéra-ballet Padmâvatî et grâce à qui j'ai eu l'idée de visiter Chittorgarh. Si la musique de ce ballet est dans ma CD-othèque, ce n'est pas celle que je connais le mieux : mon rêve serait de voir représenter Le Festin de l'araignée, ce pour quoi il y aurait un petit espoir puisqu'il est au répertoire de l'École de danse de l'Opéra. Fuyant un renifleur que j'ai eu à subir en première partie et profitant de la vacance de nombreux sièges à tous les étages, je me suis replacé au quatrième rang du parterre, un peu sur le côté, du côté des seconds violons. Les premiers violons sont en face de moi, les contrebasses sont visibles entre les rangs des seconds violons. Je vois quelques altos, un flûtiste, et aperçois dans le fond quelques percussionnistes. Bien sûr, je vois le très grand et sautillant Yutaka Sado. Dès les premières secondes, je comprends que je vais passer un très-agréable moment. Quelques thèmes reparaissent épisodiquement. À certains moments, je me dis qu'assurémment, cette œuvre a été composée après Le sacre du printemps... N'ayant pas suffisamment préparé mon écoute, je n'arrive pas à mettre une histoire sur tout ce que j'entends, à part au début de la deuxième suite où il est évident qu'on est au moment où Ariane, abandonnée, va se réveiller.

Avec un bon pilote, l'ONF tient parfaitement la route !

Ce concert est à réécouter sur le site de Radio France.

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