Weblog de Joël Riou

« Francesca Da Rimini à Bastille | La mort de Cléopâtre à Pleyel »

Die Schöpfung à Pleyel

2011-02-12 01:24+0100 (Orsay) — Culture — Musique

Salle Pleyel — 2011-02-11

Le Concert Spirituel

Chœur de la Radio flamande

Sandrine Piau, soprano

Topi Lehtipuu, ténor

Andrew Foster-Williams, baryton-basse

Hervé Niquet, direction

Die Schöpfung, Haydn.

Je crois que je l'ai déjà dit ici, mais Haydn est un de mes compositeurs préférés. Un de mes meilleurs souvenirs de concerts provient des Saisons dirigées par Gardiner.

Ce soir, c'était la Création, interprétée par le Concert Spirituel et le Chœur de la Radio flamande. Le chœur est disposé d'une façon un peu originale, en deux groupes situés à gauche et à droite du chef, vers l'avant de la scène. Le premier rang de choristes étant assis, le deuxième debout. Hervé Niquet arrive en ayant l'air très décontracté. Il bouge beaucoup, tourne les bras à vive allure. Il faudrait presque un quadruple garde-fou sur l'estrade où il a pris place pour prévenir à coup sûr un accident. Cela dit, ce qui compte, c'est ce qu'on entend. On est très loin de la version éthérée enregistrée par Karajan ! Ici, tout sera plus vivifiant, et incarné. Le tempo est plutôt rapide aussi. J'ai quelque mal à entendre certains détails dans la Représentation du chaos, et surtout, l'arrivée de la Lumière a été interprétée sans la moindre envie de créer un effet spectaculaire (contrairement à la dernière fois). C'est d'ailleurs que viendra le plaisir de cette nouvelle écoute.

Ce qui m'a le plus frappé ce soir est que j'ai presqu'eu l'impression d'assister à une représentation d'opéra en version de concert, dans un style mozartien. Les chanteurs, et tout particulièrement le baryton-basse Andrew Foster-Williams ont très bien joués leurs rôles respectifs. Il a eu la tendance amusante à rouler les r de façon surexagérée dans certains vers contenant quelqu'allitération. Il a chanté avec Sandrine Piau de très beaux duos quand ils sont réunis dans la troisième partie en tant qu'Adam et Ève.

Du point de vue musical, il y aussi de quoi se délecter avec la figuration des diverses créatures dans le langage orchestral. Pour ma part, j'ai notamment apprécié le rossignol, le lion, le tigre, ou encore les mignonnes petites notes de clarinette lors de l'air de Gabriel Nun beut die Flur das frische Grün, qui comporte également de fort belles vocalises.

C'est une œuvre très réjouissante (malgré le caractère assez naïf du livret) à l'écoute de laquelle on ressort moins fatigué qu'en arrivant...

Ailleurs : Palpatine, Zvezdo, Klari.

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