Weblog de Joël Riou

« Mignon à l'Opéra Comique | Le compositeur mystérieux »

Hommage à Jerome Robbins à Garnier

2010-04-22 01:16+0200 (Orsay) — Culture — Musique — Danse

Opéra Garnier — 2010-04-21

Maurice Ravel, musique (concerto pour piano et orchestre en sol majeur)

Jerome Robbins, chorégraphie (1975) réglée par Jean-Pierre Frohlich

Erté, décors et costumes

Jennifer Tipton, lumières

Koen Kessels, direction musicale

Orchestre de l'Opéra national de Paris

Elena Bonnay, piano

Ballet de l'Opéra

Aurélie Dupont

Nicolas Le Riche

En Sol

Nico Muhly, musique originale

Benjamin Millepied, chorégraphie (2008) et costumes

Patrice Besombes, lumières

Kurt Froman, assistant du chorégraphe

Frédéric Lagnau, piano

Bruno Flahou, trombones

Jean Raffard, trombones

Marie-Agnès Gillot

Dorothée Gilbert

Vincent Chaillet

Nicolas Paul

Triade

Frédéric Chopin, musique (quatre nocturnes pour piano, op. 27 nº1, op. 55 nº1 et 2, op. 9 nº2)

Jerome Robbins, chorégraphie (1970) réglée par Jean-Pierre Frohlich

Anthony Dowell, décors et costumes

Jennifer Tipton, lumières

Ryoko Hisayama, piano

Ludmila Pagliero, Jérémie Bélingard

Agnès Letestu, Stéphane Bullion

Delphine Moussin, Nicolas Le Riche

In the Night

Frédéric Chopin, musique (pièces pour piano)

Clare Grundman, arrangements et orchestration

Jerome Robbins, chorégraphie (1956) réglée par Jean-Pierre Frohlich

Rideau de scène d'après Saul Steinberg

Irene Sharaff, costumes

Jennifer Tipton, lumières

Vessela Pelovska, La pianiste

Julien Meyzindi, Un homme (avec écharpe)

Laurène Levy, Clara Delfino, Deux demoiselles

Dorothée Gilbert, La ballerine

Laure Muret, Une fille en colère (avec lunettes)

Béatrice Martel, La femme

Alessio Carbone, Le mari

Simon Valastro, L'étudiant timide

Eric Monin, Le contrôleur

Sébastien Bertaud, Un homme

The Concert ou les malheurs de chacun

Je continue mon intégrale des spectacles de danse de l'Opéra de la saison 2009/2010. Plus que trois. Mes réservations pour la prochaine saison sont en cours de traitement...

Aujourd'hui donc, c'était la première du spectacle Hommage à Jerome Robbins. Je découvre avant de partir que je n'aurai pas une de mes places préférées, mais une place centrale à l'amphithéâtre, peu confortable pour mes genoux.

Cela commence par une pièce légère et littorale En Sol sur la musique du concerto pour piano et orchestre en sol majeur de Ravel. Six couples de danseurs. Un beau pas de deux entre Aurélie Dupont et Nicolas Le Riche dans le deuxième mouvement.

Puis Triade, chorégraphié par Benjamin Millepied dont j'avais déjà vu le ballet Amoveo en novembre. Le site de l'Opéra annonce à tort qu'il s'agit d'une création. La musique est du jeune compositeur Nico Muhly. C'est plus agréable à écouter que le Philip Glass qu'il fallait supporter dans Amoveo. La danse est aussi intéressante à voir que dans cet autre ballet de Millepied, quoique le début soit déroutant : les quatre danseurs Marie-Agnès Gillot, Dorothée Gilbert, Vincent Chaillet et Nicolas Paul n'arrêtent pas d'entrer et de ressortir de scène presqu'aussitôt.

Les deux derniers ballets de Robbins au programme utilisent de la musique de Chopin. Dans In the night, on entend quatre nocturnes. Pendant les trois premiers, on assiste à des pas de deux successifs de trois couples. D'abord Ludmila Pagliero/Jérémie Bélingard, puis Agnès Letestu/Stéphane Bullion et enfin Delphine Moussin/Nicolas Le Riche. C'est de plus en plus beau à regarder. Dans le dernier nocturne, les trois couples reviennent. Quelques passages malicieux. Ainsi, par exemple, pendant qu'un des couples (sans doute Moussin/Le Riche) évolue, on voit apparaître sur le côté Paglerio/Bélinguard arriver sur scène pour en ressortir aussitôt par la sortie voisine !

Le dernier ballet The Concert ou les malheurs de chacun ferait presqu'oublier tout le reste. Il s'agit d'une pièce comique. La pianiste Vessela Pelovska entre sur la scène où un piano est installé. Alors que le spectacle est déjà commencé, mais pas encore le spectacle dans le spectacle (un rideau de scène d'après Saul Steinberg aura représenté un théâtre), le public se prend au jeu et applaudit la soliste. Celle-ci caricature les tics des pianistes. Elle s'assied, règle longuement son siège, inspecte le clavier, sort un chiffon pour épousseter le clavier... Elle commence à jouer. Des auditeurs arrivent. Des demoiselles, une fille en colère (avec lunettes, précise le programme), une ballerine (Dorothée Gilbert), un couple, etc. s'installent sur un siège. Un ouvreur lance un jeu de taquin quand il est constaté que certains ne sont pas à leur place. On retire le siège de la ballerine qui ne s'en aperçoit pas tout de suite, la position à l'équerre lui étant toute naturelle (voir l'extrait sur le site de l'Opéra). Cela part ensuite dans tous les sens, alors que le récital de piano continue (quoique l'orchestre intervienne aussi parfois, et dans une orchestration qui n'est pas des plus sérieuses). On rit beaucoup, notamment quand le ballet parodie le ballet classique et montre de manière comique des grossières erreurs de danseurs. Quelque danseuse du corps de ballet se retrouve mal positionnée, se meut à contretemps ; dans un mouvement de groupe, deux danseurs trop rapprochés empêchent une danseuse de passer ; une autre fois, la ballerine doit enjamber en ciseaux des mains lacées. On la verra aussi utiliser toutes les ruses pour attirer l'attention sur elle. Tout ceci est très espiègle. Des ailes frou-froutantes leur étant apparues, les danseurs transformés en papillons nous font entrer dans un monde onirique, jusqu'à ce que la pianiste en ait assez !

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