Weblog de Joël Riou

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Démonstrations de l'École de danse de l'Opéra

2009-12-13 23:15+0100 (Orsay) — Culture — Musique — Danse

Opéra Garnier — 2009-12-13

Élisabeth Platel, introduction

Bernard Boucher, professeur

Michèle Mérou, pianiste

Troisième division garçons

Fabienne Cerutti, professeur

Claire Djourado, pianiste

Troisième division filles

Éric Camillo, professeur

Michel Myron Mytrowytch, pianiste

Deuxième division garçons

Francesca Zumbo, professeur

Ellina Akimova, pianiste

Deuxième division filles

Jacques Namont, professeur

Richard Davis, pianiste

Première division garçons

Carole Arbo, professeur

Laurent Choukroun, pianiste

Première division filles

Roxana Barbacaru, professeur

Ellina Akimova, pianiste

Troisièmes divisions filles et garçons danse de caractère

Bernard Boucher, professeur

Laurent Choukroun, pianiste

Premières divisions filles et garçons adage

Démonstrations de l'École de danse de l'Opéra.

D'après mes archives, j'aurai assisté cet après-midi à mon deux-centième spectacle. Une consommation régulière depuis 2002, avec une fréquence qui tend à augmenter vu que le centième était une représentation du Barbier de Séville en avril 2008.

Il ne s'agissait pas du Spectacle de l'École de danse, mais des Démonstrations. Elles ont lieu pendant plusieurs journées en décembre. Aujourd'hui, il y avait un premier programme à partir de 10h et un second, celui auquel j'ai assisté, à partir de 14h30.

Tous les élèves de l'École de danse de l'Opéra y participent. J'ai vu les troisièmes, deuxièmes et premières divisions filles et garçons, c'est-à-dire les élèves les plus âgés (respectivement moins de 16, 17, 18 ans). Accompagnés par des pianistes, ils passent classe par classe faire des exercices avec leur professeur, qui fait des commentaires à destination du public, donne des indications pour corriger les imperfections et les félicite, parce qu'ils le valent bien.

La plupart des exercices présentent des mouvements réalisés simultanément par les élèves, ou successivement par plus petits groupes. Cela paraît logique de travailler et de montrer de la danse de groupe vu qu'a priori seule une élite de ces élèves deviendront solistes. La synchronisation, très importante, n'est pas toujours au rendez-vous. Les professeurs insistent sur ce point comme sur la nécessité de se mettre en accord avec la musique.

Les figures qui sont montrées vont par difficulté croissante, jusqu'à des pas, sauts, pirouettes auxquelles ils viennent seulement de s'attaquer (j'ai bien aimé le tour sur soi avec réception en arabesque). On est bien sûr loin de la quasi-perfection dont font preuve certains danseurs du ballet de l'Opéra. Ces défauts d'exécution, les réceptions ratées, le manque de synchronisation, etc, ne font que mettre en valeur la difficulté extrême de cet art et le mérite de ceux qui sortiront de cette école en maîtrisant les techniques de la danse, malgré les contorsions qu'elle impose aux corps — on serait d'ailleurs un peu plus rassuré si certaines danseuses prenaient quelques kilogrammes. Les professeures expliqueront plusieurs fois qu'il n'y a pas que les garçons qui sautent. Les techniques de pointes sont déjà impressionnantes. Je suis assez mystifié par la figure qui consiste à faire une pirouette sur les deux pieds en pointe. Je ne saisis vraiment pas la géométrie de la chose. On verra aussi des danseuses tourner de façon prolongée sur un seul pied (figure qui m'avait sidéré quand j'avais vu Dorothée Gilbert la faire dans La fille mal gardée). Les garçons ne sont pas en reste. Ils tournent sur eux-mêmes à grande vitesse avec un pied au sol et un pied en l'air.

Après le passage de ces six classes non-mixtes, les troisièmes divisions filles et garçons viendront pour la danse de caractère et les premières divisions filles et garçons pour l'adage. Là, il ne s'agit plus tellement d'exercices, mais de chorégraphies de groupe à part entière, rapides (et ukrainiennes ou russes) pour les troisièmes divisions, lentes pour les premières divisions. Lors de cette dernière partie, on verra aussi de périlleux exercices de portés réalisés sans musique.

L'ambiance est assez différente de celle des ballets de l'Opéra. Le nombre de très jeunes filles fait que la moyenne d'âge du public est beaucoup plus basse que d'habitude. L'assistance applaudit plusieurs fois à la minute, saluant chaque exercice, voire chaque prestation individuelle. Si ce type d'événements n'est sans doute pas ce qu'il faudrait voir en premier pour prendre goût aux ballets, c'est néanmoins très intéressant.

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