Weblog de Joël Riou

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Giselle

2009-10-10 19:53+0200 (Orsay) — Culture — Musique — Danse

Opéra Garnier — 2009-10-10

Adolphe Adam, musique

Jean Coralli, Jules Perrot chorégraphie (1841)

Marius Petipa, transmission de la chorégraphie (1841)

Patrice Bart, Eugène Polyakov, adaptation de la chorégraphie (1991)

Alexandre Benois, décors, costumes

Silvano Mattei, réalisation des décors

Claudie Gastine, réalisation des costumes

Koen Kessels, direction musicale

Dorothée Gilbert, Giselle

Mathias Heymann, Albrecht

Yann Bridard, Hilarion

Stéphanie Romberg, Myrtha

Ballet de l'Opéra

Orchestre Colonne

Giselle, ballet en deux actes, livret de Théophile Gautier et Jules-Henri Vernoy de Saint-Georges

Je suis retourné voir Giselle cet après-midi à l'Opéra de Paris. Cette fois-ci, j'expérimente une place à 7€, quatrième étage, dans les stalles derrière les quatrièmes loges de trois-quarts. La visibilité est meilleure que ce que j'avais imaginé : il n'y a que le tiers de droite qui n'est pas visible. Étant au premier rang, je ne suis pas gêné par les têtes mouvantes des gens de devant. Malheureusement, il y a derrière moi un groupe de touristes chinois bruissant.

Comme cela m'avait étonné lorsque j'étais revenu voir La fille mal gardée, je remarque des détails que je n'avais pas observés lors de l'autre représentation que j'ai vue. Lors du premier acte, j'apprécie beaucoup Dorothée Gilbert et Mathias Heymann dans les rôles de Giselle et d'Albrecht. En Hilarion, Yann Bridard est moins convaincant. On n'a pas l'impression de le voir réagir le moins du monde quand il compare l'épée d'Albrecht qu'il a découverte avec un signe marqué sur une corne laissée par une famille prestigieuse en visite au village, ce qui trahit la haute naissance du rival d'Hilarion. Les solos et pas de deux des paysans sont formidables (en regardant avec mes jumelles, j'ai eu un peu peur pour le paysan sur une réception, mais c'est comme si on n'avait rien vu).

Au deuxième acte, l'entrée en scène de Myrtha (Stéphanie Romberg) sur pointes n'est vue par moi que par intermittences ; ayant une moins bonne vue d'ensemble sur la scène, il est difficile de comparer avec Marie-Agnès Gillot. Une des raisons qui m'ont fait revenir voir ce ballet, outre que j'oubliasse mes jumelles la dernière fois, est que j'avais eu l'impression de manquer la scène de la mise à mort d'Hilarion par les wilis. La chorégraphie met bien en évidence qu'Hilarion est pris au piège par les wilis. Elles tournent autour de lui, l'entourent, s'interposent quand il voudrait s'enfuir. À vrai dire, il ne meurt pas sur scène, on voit juste des wilis le mettre un peu violemment dehors.

Le deuxième acte ne m'a pas fait cesser d'apprécier Dorothée Gilbert et Mathias Heymann. Les deux ont été excellents, mais c'est surtout ce dernier qui m'a fait forte impression. Autant il passe difficilement pour un méchant (par la tromperie qui entraîne la mort de Giselle) dans le premier acte (ce que n'a pas de mal à faire Nicolas Le Riche), autant il est parfait en amoureux, cette fois tout à fait sincère, de Giselle au deuxième acte, quand il se rend auprès de sa tombe, danse avec celle qui est maintenant une wilis. Quel athlète ! Lors d'une succession de sauts sur place et de frétillants mouvements de jambes, le public frémit, une spectatrice s'écrie Bravo ! et une avalanche d'applaudissements se déclenche alors qu'il continue de réaliser des prouesses.

Rien à voir, mais avant le début de chaque acte, au milieu de plein d'autres sons éparpillés, on pouvait entendre certains instruments à vent s'échauffer avec un peu du Boléro de Ravel.

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